Sokodé, 27 sept. (ATOP) – Un « projet d’accompagnement de l’action des clubs de jeunes filles des communautés pour le renforcement de la cohésion sociale au Togo » a été lancé, le mardi 27 septembre à Sokodé, dans la commune de Tchaoudjo 1. Le lancement du projet a été couplé d’une session de formation de 24 jeunes filles des quatre communes de Tchaoudjo sur l’analyse des conflits et la médiation communautaire.
Dénommé « Action des filles pour la paix dans les communautés », ce projet, initié par l’Association Internationale des Femmes et Jeunes Leaders (AIFJL), est financé par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). Il sera exécuté dans la région Centrale, notamment dans les préfectures de Tchaoudjo, Tchamba et Sotouboua.
Ce projet a pour but d’accompagner les clubs de leadership et cohésion des filles dans la prévention des conflits et de promotion de la tolérance et du vivre ensemble dans les communautés. Ce projet entend renforcer également le pouvoir d’action des clubs de paix des jeunes filles à initier des activités de sensibilisation et de mitigation des conflits communautaires. Il ambitionne, en outre, de renforcer les capacités des jeunes filles des communautés à une participation accrue dans la construction d’une paix durable et inclusive.
Ce projet de trois mois prévoit des ateliers préfectoraux de renforcement de capacités des jeunes filles des clubs sur l’analyse des conflits et la médiation communautaire. Il prend également en compte des sessions de formation et d’accompagnement des clubs ou groupes de filles sur les activités génératrices de revenus (AGR). Ce projet mise, en outre, sur des émissions radiophoniques et des causeries débats. A terme, un pool de 60 jeunes filles seront formées sur l’analyse des conflits dans la région Centrale.
Le premier adjoint au maire de la commune de Tchaoudjo1, Yérima Agrégnan a affirmé que les jeunes filles sont des acteurs incontournables dans le développement du pays. C’est pourquoi, dit-il, elles ont besoin d’être outillées pour agir, impacter leurs communautés, apporter leurs opinions et prendre positions vis-à-vis de la société.
La présidente de l’AIFJL, Mme Alice Améyovi Goza a souligné que le projet répond aux questions de participation des filles en prévention des conflits. A l’issue de ce projet, elle dit attendre de ces jeunes filles qu’elles soient capables de poser des actions pour influencer positivement la vie de leurs communautés, apporter leurs idées et animées la vie de leurs communes.
« Avec ce projet nous auront tous les outils nécessaires, notamment en matière d’analyse des conflits et la médiation communautaire pour mieux contribuer à la cohésion sociale et à la paix dans nos communautés et dans nos communes », a confié Mme Ataba Magnimawélé, bénéficiaire de la commune de Tchaoudjo2.
Créée depuis 2016, l’Association Internationale des Femmes et Jeunes Leaders (AIFJL) est basée à Lomé. Elle intervient dans les domaines des droits de l’Homme, du leadership féminin, de la paix et de la citoyenneté et du développement durable.
ATOP/MEK/AJA






