Sokodé, 1er oct. (ATOP) – Trente jeunes en majorité des filles, membres des clubs et organisations de jeunesse de la commune de Tchaoudjo1, ont renforcé leurs capacités sur leur participation à la gouvernance locale lors d’un atelier tenu le samedi 1er octobre à Sokodé.
La formation, initiée par Amnesty international Togo, s’inscrit dans le cadre de son « Projet de soutien à la participation et au dialogue des jeunes filles pour le développement local au Centre et au Sud Est du Togo ». Ce projet est soutenu par le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL).
L’atelier a permis de former davantage ces jeunes sur leur participation à la gouvernance locale. Il s’est agi des les outiller sur les questions de participation citoyenne et comment faire un plaidoyer. Les participants ont été éclairés sur la notion de participation comme étant un droit humain. Il leur a été rappelé que pour être un droit, la participation doit aussi être un devoir pour chacun d’eux en ce sens qu’ils doivent réfléchir sur comment faire de leurs communautés ou de leurs quartiers, un havre de paix et de dialogue. Les séminaristes ont été renseignés également sur le contexte de la décentralisation au Togo et sur les outils ou les opportunités qu’offrent les autorités pour leur participation à la gouvernance locale. Ils ont appris en quoi les Technologies de l’information et de la communication (TIC) peuvent aider à cette participation ainsi que les dangers que représentent ces outils surtout dans le contexte sécuritaire actuel. A terme, ces jeunes doivent trouver des canaux pour motiver leurs pairs à la participation à la gouvernance locale.
Le secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo, Daro Ouro-Akondo a relevé l’importance de la gente féminine dans le développement durable du pays. Il a appelé ces jeunes à s’approprier les acquis, à les appliquer et à en faire tache d’huile dans leurs communautés.
Le directeur de la section togolaise d’Amnesty International, Aimé Adi a rappelé que le projet susmentionné est exécuté sur six mois à compter de septembre dans les préfectures des Tchaoudjo, Tchamba, Lacs, Bas-Mono, et plus précisément dans les communes Tchaoudjo1, Tchamba1, Lacs 1 et Bas-Mono2. Rappelant le contexte de ces formations, il a précisé que « dans certaines villes, les jeunes filles sont organisées au sein des clubs et des organisations de jeunesse, mais peinent à être représentées, être écoutées ou voir leurs préoccupations prises en compte au sein des instances de décisions ». Cette situation, dit-il, « semble s’expliquer par le fait que peu d’entre elles connaissent leurs droits, surtout le droit à la participation et les mécanismes en place pour jouir de ce droit ». M. Adi a souligné que ces formations et les activités qui suivront permettront de renforcer le leadership des jeunes surtout les filles activistes à agir en tant qu’acteurs de changement dans leurs communautés locales et à contribuer d’une manière efficace à atténuer les causes profondes de leur marginalisation dans les villes de Sokodé, Tchamba, Aného et Afagnan. A l’en croire, les quatre préfectures bénéficiaires ont été identifiées compte tenu de la dynamique des organisations et groupes de jeunes afin d’expérimenter un réseau de synergie et d’actions entre les jeunes et la sphère politique au niveau local.
ATOP/MEK/AJA






