
Lomé, 16 déc. (ATOP) – La 33è session ordinaire du conseil des ministres de tutelle des Etats membres de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES) a ouvert ses travaux de deux jours le jeudi 15 décembre à Lomé. Elle fait suite à la réunion du comité des experts tenue les 13 et 14 décembre. La cérémonie d’ouverture de cette session a été couplée de l’inauguration du nouveau siège de l’institution.
Cette 33e session, comme les précédentes, est un moment important pour l’avenir de l’institution. Au cours de cette session les ministres auront à examiner un certain nombre de dossiers déterminants, parmi lesquels les projets du plan d’action et du budget de l’exercice 2023 ; le rapport annuel 2021. Ils vont plancher également sur le projet des lignes directrices sur la couverture sociale des travailleurs de l’économie informelle amendés par le Comité des experts et le groupe de travail de haut niveau ainsi que sur celui des normes de placement des fonds de réserve des organismes de prévoyance sociale validé par le Comité des experts.
Les ministres auront de même à se prononcer sur le compte rendu de la 32e session ordinaire tenue le 3 juin 2022 à Genève en Suisse ; la lettre de mission de la commission de surveillance de la prévoyance sociale ; et la situation des contributions des Etats membres au budget de la conférence.
La 33e session sera également sanctionnée par le choix du ministre togolais de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Gilbert Bawara pour prendre les rênes de CIPRES.
La présidente du conseil des ministres de tutelle de la prévoyance sociale sortante, la ministre béninoise du Travail et de la Fonction publique, Mme Adidjatou Mathys a relevé que tout au long de son mandat, elle a pu mesurer combien leur institution est de plus en plus sollicitée tant au sein des Etats membres qu’au niveau africain et au-delà du continent, par différents partenaires institutionnels et experts. Elle a précisé que cette adhésion est incontestablement la preuve de la visibilité des actions menées et de la vitalité de leur institution, mais également du rôle de plus en plus crucial que la CIPRES va devoir jouer face aux enjeux actuels et futurs de la protection sociale et dans un environnement en constante évolution.
Le ministre Bawara, dans son mot de bienvenue, a signifié que parmi les objectifs assignés à la CIPRES, figurent deux points essentiels : le contrôle de la gestion des organismes en vue de rationaliser leur fonctionnement pour garantir les intérêts des assurés, y compris ceux des travailleurs migrants et l’harmonisation des législations sociales. Il a affirmé que ces deux missions fondamentales et toutes celles qui leur sont connexes (la formation initiale et permanente des agents des organismes, l’adoption de règles communes de gestion, l’appui-conseil aux organismes et la promotion de la protection sociale) doivent permettre d’assurer l’équilibre et la vitalité des systèmes de protection sociale.
ATOP/TD/BV






