
Sokodé, 16 mars (ATOP) – Le Réseau national des femmes agricultrices du Togo (RENAFAT) a organisé un forum régional sur la problématique de l’accès des femmes à la terre pour son exploitation, couplé de son assemblée générale ordinaire de la région Centrale le jeudi 16 mars à Sokodé.
Cette assise est initiée en collaboration avec la Coordination togolaise des organisations paysannes et des producteurs agricoles du Togo. Elle est financée par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture à travers le mécanisme forêt et paysan au Togo.
Ce forum regroupant des femmes du collège régional, chefs traditionnels, propriétaires terriens, OSC et des représentants des structures étatiques a pour objectif de renforcer l’accès des femmes à la terre pour sa mise en valeur. Il s’est agi de faire un état des lieux de la problématique de l’accès des femmes rurales au foncier en mettant en évidence l’importance des liens entre l’accès à la terre, le statut des femmes rurales et la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Togo.
Le forum a permis également d’échanger avec les chefs traditionnels et les propriétaires terriens sur le système de gestion des conflits liés à l’accès des femmes au foncier pour sa valorisation au niveau de chaque village et canton. Il a permis aussi d’identifier et partager les expériences et les initiatives existantes visant à faciliter l’accès des femmes à la terre et d’en tirer des leçons stratégiques. La rencontre a, en outre, donné lieu à la formulation des propositions et ou recommandations pour faciliter l’accès des femmes rurales au foncier pour sa mise en valeur.
L’assemblée générale du RENAFAT entend redynamiser le bureau régional de la Centrale et promouvoir la pleine participation des organisations de producteurs membres aux actions du réseau et aux politiques et programmes de développement. Elle a débouché sur la mise en place d’un nouveau bureau qui dirigera cette instance durant 3 ans.
La présidente du RENAFAT, Mme Agbèrè Bariétou a souligné que malgré tous les efforts du gouvernement et de ses partenaires, les femmes continuent de subir toutes sortes de discriminations qui les éloignent de cette ressource précieuse qu’est la terre, indispensable à leur autopromotion et au développement socio-économique du pays. Raison pour laquelle, selon elle, il y a nécessité de faire l’état des lieux de la problématique, d’apprécier la pertinence des initiatives prises en faveur du droit des femmes à la terre.
La représentante du directeur régional de l’Agriculture, Mme Aloma Dibé et le président de la Coordination régionale des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CROPPA)-Centrale, Salami-Odjo Mouftao ont assisté aux travaux.
ATOP/MEK/KYA






