
Le Togo célèbre, le 27 avril prochain, le 63è anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Occasion pour l’Agence togolaise de presse (ATOP) de proposer à ses lecteurs les cartes postales des différentes localités qui donnent une identité propre à la terre de nos aïeux. La région Centrale est à l’honneur aujourd’hui. Comme son nom l’indique, elle est au centre du pays, le pont entre le nord et le sud, pour ne pas dire un mélange des deux. Partons à la découverte de cette région et ses cinq préfectures que sont Tchaoudjo, Tchamba, Sotouboua, Blitta et Mô. Et s’il vous en dit, faites-y un tour après.
REGION CENTRALE
PREFECTURE DE TCHAOUDJO
Située à 341 km de Lomé, dans la région Centrale du pays, la préfecture de Tchaoudjo a pour centre administratif et économique Sokodé. Elle compte 240.360 habitants selon le 5è Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5). Tchaoudjo couvre une superficie de 2.650 km2 et est constituée de 84 villages regroupés en 13 cantons : Kpangalam, Sokodé, Didaourè, Kolina, Aléhéridé, Kéméni, Kparatao, Kadambara, Agoulou, Lama-Tessi, Tchalo, Wassarabo et Kpassouadè.
Aspect physique
Cette préfecture est géographiquement limitée au nord par la préfecture d’Assoli, au sud par celle de Sotouboua, à l’est par celle de Tchamba et à l’ouest par celle de Bassar. Le processus de décentralisation étant dans une phase active dans le pays, le nouveau découpage des 13 cantons a engendré la création de quatre communes à savoir : Tchaoudjo 1, 2, 3 et 4.
Cette localité jouit d’un climat sahélo-guinéen avec deux saisons distinctes : une saison pluvieuse allant d’avril à octobre avec un pic de juillet à septembre et une saison sèche allant de novembre à mars. Les précipitations annuelles varient entre 1100 mm et 1500 mm de pluie pour un nombre de jours se situant entre 100 et 120. La température moyenne de la préfecture varie entre 20°C et 32°C.
L’évaporation est élevée et particulièrement marquée en période d’Harmattan. Le taux d’humidité est très variable et dépend de tous les facteurs précités. Deux types principaux de sols sont observés dans cette préfecture : sols peu épais et pauvres (zones montagneuses) et sols ferrugineux lessivés.
Agriculture
L’anacarde est la principale culture de la localité. Le soja, le riz, le maïs, le mil, l’igname, le manioc, le coton, l’arachide, le haricot et le voandzou, entre autres, sont également cultivés. A cela, s’ajoutent le maraichage, l’élevage des petits ruminants, bovins, porcins et volailles. La préfecture est favorable à l’apiculture et la pisciculture.
Sur le plan hydrographique, la préfecture de Tchaoudjo est irriguée par un certain nombre de cours d’eau dont la plupart ne sont pas permanents. Il s’agit du Mono, Na et Mô.
Population
La préfecture a la plus forte proportion de la population musulmane du Togo (70% de la population). Les 30% restants étant chrétiens, en grande majorité catholique. La plupart des habitants parlent le Kotokoli ou le Tem. L’ethnonyme Kotokoli correspond à l’appellation qui était donnée à ces locuteurs Tem par les commerçants soudanais de la boucle du Niger. De nombreuses autres langues y sont parlées : en particulier l’Ewé et le Kabyè. Dans cette préfecture riche en culture et coutumes ancestrales, la vie est organisée autour des chefferies traditionnelles qui font encore aujourd’hui autorité.
Tourisme
« Adossa-Gadao », la plus grande fête traditionnelle, se célèbre à travers des chants et danses locales. Lors du festival du couteau, les rues se remplissent de danseurs traditionnels. La préfecture dispose de marchés principal et secondaires. Elle est également riche en artisanat, le tissage est l’une des principales activités. Le cimetière allemand de Sokodé, le centre national de tissage (CENATIS), attirent les visiteurs.
La réserve de Fazao-Malfakassa qui abrite des espèces emblématiques comme les éléphants figure également parmi les attractivités touristiques de la région ; elle propose également une très belle biodiversité.
De nombreux services publics, parapublics et privés sont implantés dans la localité. Il y a aussi des établissements scolaires et des centres de formation. On dénombre également des entreprises ou services de commerce, de transports, des sites touristiques très variés et nombreux, des hôtels, auberges et motels, des banques et institutions de micro finances. Ces infrastructures attirent de nombreux visiteurs et opérateurs économiques.
Comme plusieurs autres préfectures au Togo, celle de Tchaoudjo a été successivement dirigée par des administrateurs, des commandants de cercles, des chefs de circonscriptions administratives et des préfets. Le représentant du pouvoir central actuel, Col. Mompion Matéindou est en poste depuis février 2016.
ATOP/MEK/TD
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PREFECTURE DE SOTOUBOUA
Située à 288 km de Lomé, au centre du pays, la préfecture de Sotouboua a pour chef-lieu Sotouboua. Elle est peuplée de 138.864 habitants en majorité des kabiyè et couvre une superficie de 2682km2 selon le 5è Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5). Sotouboua est composée de 218 villages regroupés en 12 cantons : Séssaro, Tittigbé, Aouda, Fazao, Kériadè, Adjengré, Kaniamboua, Sotouboua, Tabindè, Kazaboua, Bodjondè et Tchébébé.
Aspect physique
Cette préfecture est géographiquement limitée au Sud par la préfecture de Blitta, au Nord par celle de Tchaoudjo, au Nord-Ouest par la préfecture de Bassar, au Sud-Ouest par celle de Mô et à l’Est par la préfecture de Tchamba.
Le processus de décentralisation a poussé à la création de trois communes notamment, Sotouboua 1, 2 et 3.
La préfecture de Sotouboua jouit d’un climat de type tropical soudanais avec deux grandes saisons distinctes : une saison pluvieuse mai à octobre avec un pic entre juillet et septembre et une saison sèche allant de novembre à avril.
Les précipitations annuelles varient entre 1000 mm et 1400 mm de pluie pour un nombre de jours se situant entre 100 et 110. La température moyenne de la préfecture varie entre 16°C et 38°C. L’évaporation est élevée et particulièrement marquée en période d’harmattan. Le taux d’humidité est très variable et dépend de tous les facteurs précités. Deux types principaux de sol sont observés dans la préfecture de Sotouboua : sol hydromorphe et sol latéritique.
Agriculture
Les principales cultures sont, le maïs, le riz, le soja, le sorgho, l’igname, le manioc, le haricot, l’arachide et le coton. A cela, s’ajoutent le maraichage, l’élevage des petits ruminants, bovins, porcins et volailles. La préfecture est favorable à l’apiculture et la pisciculture.
Sur le plan hydrographique, la préfecture de Sotouboua est irriguée par un nombre de cours d’eau et fleuve dont la plupart ne sont pas permanents. Il s’agit du fleuve Mono et les rivières Aou, Kaza, Kpéi, Sotouboua, Kamboua et Watchalo. Les langues les plus parlées dans la préfecture de Sotouboua sont : le Kabiyè, le Kotokoli ou le Tem et le Losso. D’autres langues y sont également parlées notamment, adja-éwé et le peulh.
Commerce et tourisme
La préfecture dispose de marchés principal et secondaires. Elle est également riche en artisanat, le tissage est l’une des principales activités. La réserve de Fazao-Malfakassa qui abrite des espèces emblématiques comme les éléphants est l’une des attractivités touristiques de la préfecture ; elle propose également une très belle biodiversité. D’autres sites touristiques comme le mont Foukpa et la forêt classée d’Aou-Mono attirent également de nombreux visiteurs qui sont également séduits par les pots en terre cuite des potiers de Kaniamboua.
La préfecture de Sotouboua est riche en culture et coutumes ancestrales dont la plus grande fête traditionnelle est Kiyena-Foudoulim-Roudjoubi.
De nombreux services publics, parapublics et privés y sont implantés dans la localité. Il y a aussi des établissements scolaires et centres de formation. On dénombre également des entreprises ou services de commerce, de transport et, des hôtels, auberges Motels, des banques et institutions de microfinance. Ces infrastructures attirent de nombreux visiteurs et opérateurs économiques.
Comme plusieurs autres préfectures au Togo, la préfecture de Sotouboua a été successivement dirigée par des chefs de poste, des chefs de circonscription administratives et des préfets. L’actuel représentant du pouvoir central est Pali Tchabi Passabi, en poste depuis 2016.
ATOP/BTP/TD
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PREFECTURE DE TCHAMBA
La préfecture de Tchamba est située à 400 km au nord-est de la capitale, dans la région Centrale.
Cette localité est limitée au nord-est et à l’ouest par la préfecture de Tchaoudjo, au sud par celle de l’Est Mono, au sud-ouest par celle de Sotouboua, et fait frontière à l’Est avec la commune de Bassila dans le Bénin voisin.
Elle compte 10 cantons répartis dans 3 communes. Les cantons de Tchamba, Larini, Alibi, Adjéidè et Affem sont dans la commune 1, ceux de Koussountou et Bago dans la commune 2, et enfin Balanka, Goubi et Kaboli dans la commune 3. Ces trois communes ont respectivement pour chef lieux Tchamba, Koussountou et Kaboli.
Population et climat
La population, à forte proportion rurale est estimé à 200.585 habitants, dont 100.980 hommes et 99.605 femmes selon le 5è Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5). Une dizaine de langues sont parlées dans le milieu. L’Akkasselem, langue originaire de Tchamba, avant la colonisation est parlée à Alibi, Danctho, Koutchoni ; le Giseme à Affem Boussou, Balanka et Koulomi ; le Bago à Bago et Koussountou, l’Ifê à Kaboli ; le Tem à Adjéidè ; le peulh dans les hameaux d’élevage et le Kabyè dans les fermes de colonisation Kabyè comme N’Tchourou, Affem Kabyè et Tchèkèlè.
La préfecture jouit d’un climat tropical chaud et humide avec deux grandes saisons, l’une sèche et l’autre pluvieuse. Les pluies durent d’avril à octobre, avec un pic entre juillet et septembre. La saison sèche s’étend de novembre à mars avec l’harmattan qui s’installe en fin et début d’année.
Le couvert végétal de Tchamba est dense. On y trouve la grande réserve faunique d’Abdoulaye (300 km2). C’est un domaine boisé avec des îlots de forêts dense et sèches, des forêts galeries, des reliques de plantations et pieds d’arbres à vocation économique, témoin de vieilles infiltrations humaines. La réserve contient environ 89 variétés répartie en 29 familles, et d’importantes espèces animales. On y trouve un couple d’éléphants d’Afrique, avec une première naissance d’un éléphanteau enregistrée en 2008.
Cette réserve est entourée de forêts communautaires mises en place par les populations riveraines. Il s’agit de la forêt communautaire de Bago, celles de Goubi, Alibi et Koussountou. Il existe également d’autres forêts communautaires notamment dans le canton d’Affem Boussou et à Dantcho. Des initiatives sont prises pour la création de nouvelles forêts communautaires afin de couvrir toute la préfecture et en faire l’Amazonie du Togo.
Economie, religion et culture
Economiquement, Tchamba est caractérisée par le commerce, avec le grand marché moderne qui s’anime chaque dimanche et attire exposants et clients de la région et du Bénin. Des marchés traditionnels s’animent toute la semaine dans les différents cantons et villages de la préfecture. L’agriculture, l’artisanat sont également pratiqués. On cultive principalement le maïs, le soja, le mil, le sorgho, l’igname, le manioc, le sésame. L’anacarde et le coton sont les produits de rente qu’on trouve dans le milieu. A cela, s’ajoutent le maraichage, l’élevage des petits ruminants, bovins, porcins et volailles. La préfecture est favorable à la l’apiculture et la pisciculture.
La religion la plus pratiquée à Tchamba est l’Islam, mais le christianisme est également implanté avec la présence des Eglises dans le milieu. L’animisme est aussi pratiqué dans quelques localités.
Tchamba possède une diversité culturelle mise en exergue lors des fêtes traditionnelles. N’dobiti est célébrée dans Tchamba, Larini et Alibi, Oussem Wala à Affem Boussou, Oti guè n’guélé à Kaboli, Alafia à Balanka, Nintchè Gbéndé à Koutchoni, Bago loh à Bago pour ne citer que celles-ci.
M. Issaka Laguebande est préfet de Tchamba, en fonction depuis août 2020. Les 3 communes sont dirigées respectivement par MM. Katafara Ousman, Atiodé Sita et Saboutou Tikpa.
ATOP/JK/MEK
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PREFECTURE DE BLITTA
La préfecture de Blitta est située à 265 Km au nord de Lomé, capitale du Togo et à 84 Km au sud de Sokodé, chef-lieu de la région Centrale.
Cette localité compte 163.272 habitants dont 81 670 femmes qui vivent sur une superficie de 2952 Km2 soit 11% de la superficie de la région selon le 5è Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5). Comme pour l’ensemble du pays, la population est majoritairement jeune. La préfecture de Blitta est constituée de 140 villages regroupés dans 21 cantons répartis dans trois (03) communes : Blitta 1, 2 et 3. Blitta-Gare est son chef-lieu. Chacun des cantons est administré par un chef élu ou désigné par voie coutumière.
Aspect physique et peuplement
Cette préfecture est limitée au Nord par la préfecture de Sotouboua, au Sud par celle d’Akébou, à l’Est par celle de l’Est-Mono et à l’Ouest par le Ghana. Située à 8°25 Latitude Nord et 0°58 Longitude Est, elle est traversée du Sud au Nord par la route nationale N° 1 (Lomé-Cinkassé) sur 68 km (de Babamé au Sud au ruisseau Yomaboua au Nord).
L’historique du peuplement de la préfecture de Blitta est diversement retracée par les personnes rencontrées. Blitta a été peuplé à partir de l’installation des peuples Kabyè et Losso par la colonisation allemande qui débuta en 1909 pour la mise en valeur de la grande plaine centrale. Lancées de manière coercitive par le Colon allemand, les installations des peuples Kabyè et Losso ont été relancées à trois reprises par la colonisation française entre 1924 et 1964, afin de peupler le site. Pour certains auteurs, c’est à partir de 1923 que les Français se sont lancés à leur tour dans la politique de transplantation forcée des Kabyè et des Losso. Le mouvement migratoire a atteint son paroxysme dans les années 1925 à 1928 avec la construction du chemin de fer sur le tronçon Agbonou (Atakpamé)-Blitta.
Le kabyè, losso, Agnanga, Ewe et Kotokoli sont les langues parlées dans la localité. Dans cette préfecture riche en culture et coutumes ancestrales, la principale fête traditionnelle célébrée dans le mois d’août est « Adé Diguidé Boyila » ou fête des ignames.
Relief et climat
La préfecture de Blitta dispose de quatre types de reliefs composés de plaines, de montagnes, de collines et de bas-fonds. Elle jouit d’un climat tropical semi humide avec deux saisons : une saison pluvieuse d’avril à octobre et une saison sèche de novembre à mars. Les précipitations annuelles varient entre 1100 mm et 1 500 mm de pluie pour un nombre de jours se situant entre 100 et 120. La température moyenne de la préfecture de Blitta varie entre 26.4°C et 34°C. La plupart des sols sont de type sablo-limoneux. Le reste est soit ferrugineux ou hydro morphes, d’où l’existence de plusieurs bas-fonds.
Agriculture
L’agriculture reste la principale activité économique des populations de ladite préfecture. Selon les données relatives au dernier recensement agricole, plus de 92% de la population active vit de l’agriculture. Cependant elle demeure traditionnelle. Il s’agit d’une agriculture de subsistance, caractérisée par l’usage des techniques et outils rudimentaires (houe, daba, coupe-coupe).
Les cultures prédominantes sont : le maïs, le sorgho, l’igname, le haricot, le manioc, le soja et les légumineuses. Les cultures de rentes telles que le coton, minoritairement cultivé dans toute la préfecture et le café cacao spécialement cultivé dans la zone ouest de la préfecture (Adélé) constituent un poids dans l’économie de la préfecture.
A cela, s’ajoutent le maraichage, l’élevage des petits ruminants, bovins, porcins et volailles. La préfecture est favorable à l’apiculture et la pisciculture. L’artisanat y est également développé ; le tissage est l’une des principales activités.
Tourisme
La préfecture dispose de nombreux marchés dont celui célèbre d’Agbandi. La réserve de Fazao-Malfakassa qui abrite des espèces emblématiques comme les éléphants est l’une des attractivités touristiques de la préfecture ; elle propose également une très belle biodiversité. D’autres sites touristiques comme « Ebène » de Blitta-gare qui abrite des fétiches, la forêt de Tchogoro, la rivière de Yomaboua, le site aurifère d’Agbandi, la montagne Bismarkburg à Yégué, le relief pittoresque de Dikpéléou et le site historique de Kamanda attirent également de nombreux visiteurs. Cette localité abrite aussi la centrale solaire photovoltaïque de Blitta qui avec son extension s’étendra sur 117 ha et deviendra ainsi la plus grande centrale solaire photovoltaïque d’Afrique de l’Ouest.
Sur le plan hydrographique, la préfecture de Blitta est traversée par deux grands cours d’eau à savoir Anié et Kélébo (Assoukoko). Ces deux rivières sont alimentées par plusieurs affluents. Ils sont caractérisés par des variations saisonnières très fortes avec un débit faible en saison sèche. Sur le plan végétal elle correspond à celle de la savane guinéenne, arbustive, ponctuée de plantations de tecks dont la forêt classée de Tchorogo avec une superficie de 1 115 ha et celle de You 300 ha fortement dégradée, et des forêts sacrées dont l’accès est rigoureusement interdit.
Dans la préfecture de Blitta, de nombreux services publics, parapublics et privés sont fonctionnels. L’institution administrative de Blitta a commencé depuis l’époque coloniale. Blitta a été érigé en poste administratif en 1947 ; et le 1er chef de poste s’appelait Soglo Michel. Ce poste administratif est devenu sous-préfecture en 1979, avec comme 1er sous-préfet M. Borokom Dadja. Treize ans plus tard, Blitta est devenu une préfecture. M. N’Béou Nayokokou fut le 1er préfet. L’actuel représentant du pouvoir central est Batossa Boukari depuis 2012.
Depuis 1947 à nos jours, l’administration de Blitta a connu 17 chefs de poste, 3sous-préfets et six 06 préfets.
ATOP/SK/CA
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LA PREFECTURE DE MÔ
La préfecture de Mô est située à l’ouest du Togo, dans la région centrale près de la frontière du Ghana, entre temps sous-préfecture et dépendant de la préfecture de Sotouboua, Mô est érigée en préfecture en 2016.
Situation géographique
La préfecture de Mô est située dernière les Monts Fazao dans la région centrale. Elle occupe tout l’Ouest de ces monts. Elle est limitée au Nord par la rivière Mô et la préfecture de Bassar, au Sud par les rivières Koué et Kpaza, au Sud-ouest par la République du Ghana et à l’Est par la préfecture de Sotouboua.
L’accès à cette localité se fait exclusivement par la ville de Bassar qui relève de la région de la Kara par une route rendue praticable après la récente construction d’un pont de 93 mètres en 2009 sur la rivière Mô. La préfecture compte deux communes, cinq cantons, 78 villages et couvre une superficie de 1000 km2 avec une population de 52 448 habitants (5è RGPH de 2022). Le Tem (Kotokoli), langue de la population autochtone, le Kabyè, le lamba, Aloum, le Konkomba, le Bassar sont les langues les plus parlées dans la préfecture.
Plan social
L’alphabétisation initiée par le grand projet PDRI-Mô a diminué sensiblement le taux d’analphabètes dans la préfecture. Ce projet a permis également l’augmentation du taux de scolarisation des enfants en construisant et équipant des écoles dans plusieurs localités. La préfecture dispose de plusieurs écoles primaires, des collèges et lycées.
L’Islam est la religion dominante. Au chef-lieu de la préfecture, Djarkpanga où plus de 80% de la population est musulmane, l’Imam central est détenu à tour de rôle par deux clans (Gouni et Dao). Lorsque l’imam est issu du clan Gouni, son suppléant (Nayim) est choisi dans le clan Daro et vis-versa. Le christianisme et l’animisme sont aussi pratiqués dans la préfecture.
Culture et tradition
Les populations en dehors des cérémonies organisées pour les prémices d’ignames dans le milieu, les clans Tomby (autochtones), Traoré, Daro, Koli, Assaou organisent des fêtes traditionnelles au cours desquelles plusieurs danses folkloriques sont exécutées, démontrant leur diversité culturelle. De nos jours des réflexions sont en train d’être menées en vue de transformer la fête des ignames dénommée « Difouhe-Kinidak » célébrée il y a de cela deux ans dans la commune de Mô 2 à Tidjassi en une fête traditionnelle préfectorale, a confié le Secrétaire général de la préfecture, Bawo Moukadassi.
Economie
La principale activité économique de la préfecture est l’agriculture. Plus de 97% de la population vit de l’agriculture. On y cultive l’igname, le manioc, le riz, le sorgho, le mais etc. Le coton est aussi cultivé. L’élevage des petits ruminants connait de nos jours un accroissement grâce au projet PDRI-Mô. De même le commerce est remarquable, suite à des crédits octroyés par les micros finances de la place, COOPEC Mô, une des composantes du projet PDRI et URCLEC. Mais de nos jours URCLEC a connu quelques difficultés et fait déplacer son siège à Bassar a souligné M. Bawo.
Les échanges commerciaux se font dans les deux principaux marchés traditionnels, Djarkpanga et Tidjassi qui s’animent respectivement les mercredis et les jeudis. Ces deux localités constituent les plus grandes agglomérations de la préfecture. Il y a aussi les petits marchés comme Saiiboudè qui s’animent tous les lundi et Boulowou tous les mardis. Sans oublier celui du canton de Kagnigbara en gestation.
Anakpa Mani est le tout premier préfet. Il est à la tête de cette préfecture depuis le 22 juin 2016.
Atouts de développement
Située dans une plaine, la préfecture de Mô présent plusieurs atouts pour son développement. Les terres sont riches, avec une bonne végétation qui permet la pratique de l’agriculture sans trop d’engrais chimique. La culture bio est très développée dans le milieu.
Sur le plan santé, la préfecture a un hôpital de district dirigé par un médecin. Il y a aussi des Unités de Sions Périphériques dans plusieurs localités.
Tourisme
Le tourisme n’est pas développé dans la préfecture néanmoins, on note quelques sites qui attirent l’attention de quelques visiteurs, entre autres, la cascade de Souroukou dans le canton de Boulowo (commune Mô 1), le site traditionnel, « Nanamina » qui est une source d’eau intarissable ; l’embouchure de la rivière Mô et une autre rivière à Nabou.
ATOP/SKP/TD






