
Atakpamé, 8 sept. (ATOP)- Des femmes des groupements et associations de la commune Ogou 1 ont été sensibilisées le vendredi 8 septembre à Atakpamé sur les différentes formes de violences.
Cette sensibilisation a été organisée par la direction régionale de l’Action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation de la région des Plateaux avec l’appui technique du tribunal de grande instance d’Atakpamé. Elle se situe dans le cadre de la lutte contre les violences basées sur le genre pour la promotion des droits de la femme. L’objectif de cette rencontre est de rappeler et éclairer les participantes sur les différentes formes de violences.
La sensibilisation a été animée par le directeur régional de l’Action sociale des Plateaux, Dodji Kouvi Ahé et le juge des enfants, juge des tutelles au tribunal de grande instance d’Atakpamé, Dalakena Batema. Les deux orateurs ont entretenu les femmes sur la situation de l’approche genre à savoir: la notion de genre dans les domaines de l’éducation, du travail et de l’économie. Ils ont fait l’état des lieux des violences basées sur le genre et les différentes formes de prise en charge.
Les intervenants ont expliqué que d’après l’article 232 du nouveau code pénal modifié, « constituent des violences à l’égard des femmes, tout acte de violence dirigé contre les personnes de sexe féminin qui leur causent ou peuvent causer un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles, psychologiques et économiques ». Ils ont édifié les participantes sur les différentes formes de violences sévèrement punis par le code pénal en vigueur. Il s’agit, entre autres, des violences à l’égard des femmes en situation de conflits armés ou troubles internes, des violences sur une femme enceinte, femme âgée et femme handicapée, des violences liées à toutes les formes de mariage forcé, des rites inhumains et dégradants de veuvage, des violences économiques, le harcèlement ainsi que des violences domestiques. Les orateurs ont demandé aux participantes de s’approprier les sujets abordés afin de revendiquer leurs droits en cas de violence commise à leur égard.
Le préfet de l’Ogou, Akakpo Edoh a indiqué que cette action entre dans la droite ligne de la politique du gouvernement en terme promotion des droits de la femme. « Nous devons bien ménager les femmes et les jeunes filles parce qu’elles sont des actrices de la paix et du développement », a-t-il dit. ATOP/KKT/GMM






