
Sokodé, 16 sept. (ATOP) – La Journée porte-ouverte (JPO) sur les essais agronomiques en champ sous culture de maïs de l’année 2023 s’est tenue, le vendredi 15 septembre sur le site de Nigbaoudè, dans le canton de Kparatao (commune Tchaoudjo 1).
Cette journée est organisée par l’Institut de conseil et d’appui technique (ICAT) en collaboration avec l’Ecole supérieure d’agronomie de l’Université de Lomé (ESA/UL) et l’Institut africain pour la nutrition des plantes (APNI).
La JPO est un évènement initié par ICAT et ses partenaires qui conduisent depuis 2020, des activités d’expérimentation agricoles impliquant des producteurs de maïs des régions Centrale et des Savanes. Ces activités visent à reformuler les essais de gestion des nutriments à l’échelle de champ pour élaborer une plateforme scientifiquement valable. La journée a pour but de sensibiliser davantage la population des régions ciblées sur les enjeux de cette expérimentation pour un engagement réel dans la promotion et l’adoption des bonnes pratiques de l’agriculture de précision qui combine les travaux de recherche sur le sol, le climat et le végétal pour arriver à des technologies qui aboutissent à « investir peu et à gagner gros ».
Cette édition a mobilisé une soixantaine de participants des régions Maritime, Centrale et des Savanes. Elle est marquée par une réunion des acteurs à Sokodé et une visite de quelques parcelles d’essai de 2023 à Nigbaoudè. Les participants ont, entre autres, suivi des présentations sur le contexte de conduite des différents essais (2020, 2021, 2022, 2023) sur le maïs, les enjeux de l’agriculture de précision et sur l’APNI. Ils sont également éclairés sur les points forts des résultats des essais conduits en 2022.
Des résultats prometteurs

Après les présentations, il ressort que durant la campagne écoulée, les essais APNI dans les deux régions ont donné des résultats prometteurs. Les producteurs ont pu constater des différences entre leurs pratiques et celles apportées sur les parcelles améliorées. Dans la région Centrale par exemple, pour les parcelles améliorées, le rendement moyen est de 4850kg/ha. Le rendement le plus élevé est de 5556kg/ha et le rendement le moins élevé est de 4330kg/ha. Pour les parcelles paysannes, le rendement moyen est de 2616kg/ha. Le rendement le plus élevé est de 3660kg/ha et le plus faible est de 1040kg/ha. Les tendances sont également les mêmes dans les Savanes.
En 2022, sur la parcelle améliorée j’ai récolté 44,5 sacs/ha de maïs contre 20 sacs/ha pour la parcelle paysanne », a témoigné Kiliou Kokolou, producteur à Yara-kabiyè, dans la préfecture de Tchaoudjo. Même son de cloche chez Kouami Alabila, dans le village d’Akpossou (préfecture de l’Oti): « L’année passée j’ai moissonné 40 sacs/ha de maïs sur la parcelle expérimentale contre 18 sacs/ha sur la parcelle paysanne ». Il est souligné que la poursuite des activités pour cette campagne 2023-2024 permettra de façon plus tangible de tirer des leçons de ces trois années d’expérimentation.
Le coordonnateur national de APNI, Pr. Jean Sogbedji a affirmé que l’agriculture de précision est un impératif aujourd’hui au regard des multiples enjeux. Il a souligné qu’au terme de ces essais, APNI proposera la bonne formule permettant d’optimiser les rendements en minimisant les coûts.
Le maire de Tchaoudjo 1, Korodowou Ahini-Mankana et le représentant du directeur régional de l’Agriculture du centre, M. Alassani Bassarou ont invité les participants à s’engager pour contribuer à relever les défis qui se présentent au secteur agricole togolais, notamment l’amélioration de la productivité et des rendements agricoles.
ATOP/MEK/CA






