
Dapaong, 22 déc. (ATOP) – L’atelier d’immersion de l’étude de base sur les chaînes de valeurs dans la région des Savanes, démarré le 19 décembre a pris fin, le vendredi 22 décembre à Dapaong sur l’implication des communautés dans le processus de co-création.
Cet atelier est organisé par le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) et a réuni les agriculteurs, les représentants des coopératives agricoles, les transformateurs des produits agroalimentaires et les éleveurs. Il entre dans le cadre du projet « renforcer la résilience et l’engagement des communautés pour prévenir et combattre l’extrémisme violent au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo » qui s’étend sur la période de 2023- 2025.
L’objectif principal de la mission d’immersion communautaire est d’améliorer l’enquête de base et les outils en impliquant activement la communauté dans le processus de co-création. Grâce à l’engagement communautaire, la mission vise à renforcer la conception et le cadre de l’étude pour un suivi et une évaluation efficace.
La rencontre a offert l’opportunité aux parties prenantes d’améliorer leur compréhension des contextes socio-économiques, culturels et politiques dans lesquels les interventions auront lieu et/ou se déroulent. Ceux-ci ont ensuite formé quatre groupes au sein desquels ils ont identifié des chaînes de valeurs que sont la farine de maïs, l’élevage de poulets, le petit ruminant et la culture du riz blanc, puis relevé certains défis qui se posent à ces chaînes de valeurs. Ces parties ont évoqué le manque de semences améliorées, la cherté des engrais et d’autres intrants agricoles, la méconnaissance des services techniques pour les accompagner et le défaut des techniques de transformation des produits agricoles, les maladies liées à la peste, au vol des troupeaux et autres.
Les ressources disponibles et les partenariats qu’ils peuvent nouer ont été mentionnés. Chaque groupe a exprimé ses besoins dans le but est d’améliorer la productivité. Ces besoins ont trait au manque de financement, d’équipements nécessaires, d’appui et d’accompagnement par des conseils. La finalité est de permettre aux acteurs d’être financièrement autonomes pour éviter qu’ils soient enrôlés par des groupes extrémistes.
Les participants ont également pris connaissance des programmes et projets du gouvernement au profit des populations, notamment l’Accès des agriculteurs aux services financiers (AGRISEF), l’Accès des jeunes aux services financiers (AJSEF), le projet d’opportunités d’Emploi pour les jeunes vulnérables (EJV), l’approche coopérative du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ), le Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA), le Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP) etc.
La rencontre a été marquée par une sortie de terrain pour rencontrer les acteurs et toucher du doigt les réalités.
Le préfet de Tône, Tchimbiandja Yendoukoa Douti a remercié le PNUD qui travaille en étroite collaboration avec les pays partenaires, en leur apportant un soutien pour améliorer leurs politiques, leurs compétences en leadership, leurs capacités de partenariat et leurs capacités institutionnelles pour un développement inclusif, durable et résilient.
Le représentant de la représentante résidente du PNUD au Togo, Emmanuel Agnigbankou a signifié que l’infiltration de groupes extrémistes en provenance du Sahel suscite des inquiétudes quant aux retombées potentielles, affectant la stabilité et les perspectives de paix et de prospérité dans la région des Savanes. Il a ajouté que le PNUD reconnaît la nécessité d’une approche globale s’attaquant aux causes profondes liées au développement ainsi qu’aux préoccupations de sécurité. ATOP/BBG/KYA






