
Lomé, 22 jan. (ATOP) – Des experts nationaux, notamment du Burkina Faso, Mali, Tchad, Niger et du Togo sont, du 22 au 26 janvier à Lomé, en atelier régional de formation sur l’élaboration de calendriers des cultures agricoles et le suivi agricole en Afrique de l’Ouest.
Initié par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), en collaboration avec Centre climatique régional pour l’Afrique de l’ouest et le sahel (AGRHYMET CCR-AOS), l’organisation de cet atelier a été confiée à l’Agence nationale de la météorologique (ANAMET).
L’objectif est de renforcer les capacités opérationnelles des agents des services météorologiques nationaux dans l’élaboration de calendriers culturaux, l’analyse et la production des informations agro-climatologiques. Il est également question de faciliter la transmission de ces informations aux utilisateurs et aux décideurs du secteur de l’agriculture.
Les experts nationaux débattront des thématiques ayant trait au changement climatique, à l’impact du changement climatique sur la sécurité alimentaire, notamment sur les données de précipitations, ce qui devrait leur permettre de bien préparer les calendriers culturaux. Ils seront également amenés à connaître les moments parfaits et propices pour les semis.
« Dans nos sorties ou rencontres avec les différents utilisateurs de nos informations, surtout les populations agricoles, il y a toujours des inquiétudes par rapport aux dates de début des travaux champêtres, de sarclage, de traitements phytosanitaires et des récoltes. Ces questionnements nous ont motivé à solliciter l’appui technique et financier de l’OMM pour pouvoir former les experts de la sous-région ouest africaine et du sahel en matière d’élaboration des calendriers des différents temps de culture », a indiqué le directeur général de l’ANAMET, Dr. Latifou Issaou. Les calendriers culturaux, explique-t-il, désignent quand il faut commencer par semer les toutes premières graines pour espérer une récolte beaucoup plus appréciable à la fin des saisons culturales.
Le représentant de l’OMM, Sébastien Grey a, pour sa part révélé que « les sécheresses, les évènements extrêmes de précipitations, les inondations, la désertification, les ravageurs, les vagues de chaleurs et autres risques agro-météorologiques affectent la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest. Dans le même temps, poursuit M. Grey, les projections climatiques indiquent que l’Afrique de l’Ouest devrait devenir plus aride en raison de l’augmentation des températures et de l’incertitude des précipitations. « La surveillance et la prévision agro-météorologiques jouent un rôle majeur dans la réduction des risques associés à ces aléas et aident les agriculteurs et les pays à être plus résilients et à améliorer leur sécurité alimentaire », a ajouté M. Grey. ATOP/AR/BV






