
Guerin-Kouka, 1er fév. (ATOP) – La Nouvelle société cotonnière du Togo (SNCT) a officiellement lancé, le mercredi 31 janvier à Nawokou dans la commune de Dankpen 1, la campagne de commercialisation du coton graine 2023-2024, pour le compte de la région de la Kara.
La cérémonie du lancement s’est déroulée en présence des autorités politiques, administratives, traditionnelles, des acteurs de la filière agricole, des responsables de la NSCT, ceux de la fédération nationale des groupements de producteurs de coton, ainsi que les cotonculteurs de la préfecture de Dankpen.
La campagne de commercialisation, une étape cruciale pour la filière coton a pour objectif de collecter, d’évacuer, d’égrener le coton et de payer à temps les producteurs de l’or blanc en vue de stimuler l’économie rurale. Elle permet par cette occasion, la valorisation de la culture cotonnière en mettant en exergue la moisson obtenue au terme de la campagne après de durs labeurs. Elle constitue aussi un moment de joie pour les cotonculteurs de profiter des fruits de leurs efforts.

La cérémonie a été marquée par une remise des chèques aux meilleurs groupements de producteurs de coton (GPC) de Dankpen, l’explication du processus de commercialisation du coton graine, notamment la détection du premier choix du coton graine, le remplissage des reçus d’achat, la lecture du poids du ballot et la prestation des groupes folkloriques de Nawokou.
Le préfet de Dankpen, lieutenant-colonel Alognim Gnakoudè a fait savoir que l’agriculture est l’un des leviers économiques du pays. Raison pour laquelle explique-t-il, le chef de l’Etat, la placée au rang des priorités de l’économie nationale avec un accent particulier sur les cultures de rente comme le coton pour alimenter désormais la plateforme industrielle d’Adéticopé. « En dépit des efforts consentis par les acteurs pour accroître les rendements cotonniers, ceux-ci sont toujours en dessous des attentes », a fait remarquer le préfet. Il a exhorté les organisations paysannes à tout mettre en œuvre pour promouvoir la culture cotonnière dans une parfaite harmonie avec la culture vivrière afin de garantir une économie forte et durable au Togo.
Pour le directeur général de la NSCT, Martin Drevon, cette campagne de commercialisation est très importante dans la mesure où c’est à ce moment que les producteurs réalisent que le travail qu’ils ont fait pendant quelques mois donne des fruits. En termes de chiffres, dit le directeur général, l’augmentation des superficies était de 20%, celle de la production 50% qui passe de 46 000 tonnes à plus de 70 000 tonnes. « Mais depuis trois ans, l’augmentation du rendement à l’hectare était de 647 Kg, cette année particulièrement, le rendement est à 815 Kg à l’hectare. Cette augmentation s’explique par le fait que le parcage délivré par la NSCT est avantageux et permet aux producteurs de gagner plus d’argent », a-t-il précisé. M. Drevon a salué l’engagement des producteurs, membres de la fédération nationale des groupements de producteur de coton (FNGPC) pour les efforts consentis afin de rendre la filière cotonnière plus productive.
Pour maintenir l’élan actuel et pérenniser la production cotonnière, le président de la FNGPC, Kousouwè Kouroufeï, et celui du conseil d’administration de l’union préfectorale des groupements de producteurs du coton, Outore Kossi ont formulé des doléances à l’endroit des partenaires afin de soutenir davantage certaines actions importantes pour la motivation des cotonculteurs. Il s’agit prioritairement de la fixation d’un bon prix d’achat d’un kilogramme du coton graine, de la mise à disposition à temps des intrants en quantité et qualité, de l’enlèvement rapide du coton graine collecté au champ, ainsi que du payement immédiat aux producteurs.
Une visite guidée par les responsables de la délégation de NSCT à l’usine cotonnière installée à Bohou dans la commune Kozah 2 a permis aux différents acteurs de cette filière cotonnière de s’assurer de l’état du fonctionnement des machines.
ATOP/BAK/BA






