
Kara, 8 mars (ATOP) – Une conférence débat sur « La place de la femme à l’Université de Kara : Comment allier vie familiale et vie professionnelle », a été animée le vendredi 8 mars au campus sud de l’Université de Kara (UK) pour mettre en exergue la nécessité de trouver un équilibre entre les deux sphères de la vie.
La conférence débat organisée par les femmes de l’UK marque la célébration de l’édition 2024 de la journée internationale des droits de la femme. La rencontre a permis à l’assistance de réfléchir et d’échanger sur le thème de la journée en vue d’identifier les stratégies permettant à la femme de l’UK de relever les défis auxquels pour allier travail professionnel et foyer. L’animatrice a édifié les femmes sur leur quotidien dans leur domaine professionnel. Elle a expliqué que le 8 mars n’est pas une fête mais une commémoration, en vue de dire à l’autorité que c’est bien mais beaucoup reste à faire en matière des droits de la femme surtout au regard égard des postes de décisions.
Mme Napala Kuwèdatem, Prof. en histoire moderne et contemporaine, point focal genre de l’UK s’est plus attardée sur les stratégies à adopter pour relever les défis majeurs qui rendent difficile la conciliation des deux sphères de la vie. « Dans nos sociétés patriarcales et phallocratiques, qui confinent les femmes au travail domestique, 90% des tâches domestiques leur incombent, si bien que concilier vie familiale et vie professionnelle est l’une des préoccupations aujourd’hui pour les femmes. La difficile conciliation de ces deux sphères de la vie amène parfois la femme à faire un choix draconien ou cornélien entre poursuivre ses études ou sa carrière professionnelle et sa vie familiale », a-t-elle fait remarquer.
Le président de l’UK, Prof. Tchariè Kokou a souligné que l’égalité entre l’homme et la femme voudrait dire que la femme est capable de faire les choses, parfois mieux que l’homme. Il a encouragé ces dernières à toujours bien jouer ce rôle tout en conviant les jeunes filles à emboiter les pas de leurs pionnières.
La présidente du comité d’organisation, Mme Ouro Adéi Daria, enseignant chercheur a fait savoir que par le passé la journée était observée à l’UK de façon disparate. Elle a expliqué que cette année, toutes les entités de femmes ont voulu se mettre ensemble pour lever l’équivoque selon lequel les femmes enseignantes de l’UK seraient mieux loties que celles du personnel administratif et techniciennes de surface. L’objectif est de faire comprendre à l’autorité que toutes les femmes de l’UK connaissent les mêmes difficultés.
La célébration est marquée par une projection des témoignages et expériences de la vie professionnelle et familiale de certaines femmes de l’UK, ainsi qu’un sketch retraçant les réalités du thème de la célébration. ATOP/SG/GKM






