
Kara, 18 mars (ATOP) – La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) avec l’appui financier du gouvernement Togolais a organisé un atelier de sensibilisation et d’échange sur le thème « exercice des libertés publiques en période électorale », à l’endroit des leaders communautaires. C’était le lundi 18 mars à Kara.
La rencontre a rassemblé les maires, les représentants des organisations de femmes, les forces de l’ordre et de sécurité, les chefs traditionnels, les magistrats, les responsables des partis politiques, ainsi que les représentants des organisations de la société civile. Elle se situe dans le cadre d’une tournée nationale de sensibilisation dans les régions du Togo en vue d’une élection apaisée respectueuse des droits de l’Homme. Cette assise intervient dans la mise en œuvre du projet de contribution de la CNDH au bon déroulement des élections législatives et régionales de 2024 au Togo.
L’objectif est de s’assurer du libre exercice du droit de vote et les autres libertés publiques en période électorale, de prévenir et de lutter contre les violations et atteintes aux droits de l’homme. Il s’agit aussi pour la CNDH d’apporter un éclairage sur la meilleure manière de concilier l’impératif de sécurité publique et le libre exercice des libertés fondamentales pour une élection apaisée non violente et respectueuse des droits humains.
L’atelier a permis aux différents acteurs de mieux cerner la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), sa mission et son domaine d’intervention et prendre connaissance de l’exercice des libertés publiques en période électorale.
Pour Mme Aissah-Assih Ashira, commissaire de la CNDH, ce double scrutin revêt une importance inédite dans la vie institutionnelle du pays, afin de parachever le processus de décentralisation amorcé depuis quelques années avec l’élection des conseillers municipaux. « S’il est vrai que les élections donnent aux citoyens l’occasion d’exprimer librement leur volonté et d’exercer leur droit civil et politique, il est aussi constant que les périodes électorales font exacerber la tension entre les acteurs politiques et augmente ainsi le risque de violation et d’atteinte aux droits de l’homme », dit Mme Assih. Elle a relevé que la CNDH s’est engagée dans les processus électoraux au Togo, pour défendre ces droits souvent mis en mal lors de ces périodes.
Le préfet de la Kozah, Col. Bakali Hèmou Badibawu a exhorté les acteurs à faire preuve du civisme en cette période sensible et à se conformer dans toute situation au code électoral avant, pendant et après les élections législatives et régionales. ATOP/BAK/TAL






