
Lomé, 10 avr. (ATOP) – L’administration de l’ENA-Togo, sur demande de la délégation générale des énarques a organisé, le mardi 9 avril à Lomé, à l’intention des étudiants, une conférence scientifique, en vue d’éclairer davantage les étudiants sur le projet de régime parlementaire adopté par la représentation nationale le 25 mars dernier.
Ce rendez-vous scientifique d’information conduit par le maître assistant à la faculté de droit de l’Université de Lomé (UL), Kodjo Joseph Junior, a permis d’expliquer aux énarques le projet de nouveau régime. Cette démarche participe à amener ces futurs cadres de l’administration, à cerner les enjeux, de manière à pouvoir contribuer au débat démocratique et de participer activement à la construction d’un Togo plus fort et plus prospère.
« J’ai été invité pour entretenir les énarques sur la réforme constitutionnelle en cours dans le pays et étant des futurs fonctionnaires, il était important qu’ils puissent comprendre les enjeux actuels, ce qu’est un régime parlementaire et ce que cela peut apporter concrètement, ensuite leur donner la possibilité de poser toutes les questions juridiques possibles autour de la question », a introduit le maître assistant.
M. Kodjo, dans sa communication, a mis l’accent sur les avantages et les possibles faiblesses de ce régime. « Les bienfaits sont nombreux. Le plus important est que ce nouveau régime, contrairement au précédent, oblige les gouvernants à être responsables devant le parlement qui peut les destituer si le cahier de charge n’est pas respecté, instaurant ainsi la politique de la bonne gouvernance. Ce régime décourage les tentatives de coup d’Etat, prône très souvent l’esprit de coalition entre partis et rompt avec les coûts exorbitants engagés lors des élections qui deviennent fréquentes. Le seul inconvénient qu’il puisse avoir serait l’instabilité politique qui pourrait provenir du changement fréquent des gouvernants pour faute de résultat », a expliqué le maître assistant à la faculté de droit de l’UL.
Selon le secrétaire général de la délégation générale des énarques, Gboglatsè Maxime, cette révision constitutionnelle marque un tournant décisif dans l’histoire politique du Togo et par voix de conséquences aura des impacts sur l’administration publique togolaise. En tant que futurs cadres de l’administration, poursuit le secrétaire général, il est de notre devoir de comprendre les principes fondamentaux et les innovations apportées par ce nouveau régime. « Nous sommes informés qu’en adoptant un régime parlementaire, nous renforçons les pouvoirs du parlement et cela permet une meilleure reddition de comptes et une plus grande transparence dans la gouvernance de notre pays. En tant qu’énarques, nous avons la responsabilité de mieux comprendre ces enjeux, de les décortiquer, de les analyser avec rigueur et impartialité. Nous serons bientôt les garants de l’intérêt général et notre contribution au débat démocratique est essentielle », a fait savoir M. Gboglatsè.
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