
Lomé, 21 avr. (ATOP) – La direction de l’académie sport-étude, Swallows a organisé, le samedi 20 avril à Lomé, une conférence-débat sur le thème « Sport et Développement » à l’intention des jeunes athlètes du centre, pour les éclairer sur les stratégies à adopter pour persévérer dans leur discipline de prédilection, afin d’en faire carrière si possible.
Cette conférence-débat est l’une des séries d’activités inscrites au « Programme de renforcement des académies sportives et inclusives en Afrique », un projet initié par l’AFD et dont Swallows est l’une des treize lauréats. Le programme permettra d’appuyer les jeunes, surtout les filles sur le plan économique, éducation et scolarisation pour les encourager, et en même temps créer une sorte d’inclusion avec des partages d’expériences et inciter d’autres filles à les rejoindre, dans le but de montrer que par le sport on peut atteindre tous les objectifs qu’on se fixe aujourd’hui, notamment les objectifs liés au développement durable.
Outre encourager les jeunes athlètes à aller de l’avant dans leur discipline, cette conférence-débat a également été l’occasion de réveiller le génie qui sommeille en eux à travers des partages d’expériences avec des personnalités du domaine du sport, notamment l’instructeur international en sport pour le développement, Koudanou Kossigan et la présidente de la Fédération nationale de basketball Togo (FNB-Togo), Mme Gina Adékambi, jadis icône du basketball togolais, ainsi qu’avec la maire-adjointe de la commune Golfe 2, Sossou Séfako Amè et coordinatrice nationale de l’association « appel Togo ».
Selon l’instructeur international, aujourd’hui, le sport est un terrain qui permet de développer beaucoup d’autres compétences en dehors de la performance sportive, des compétences athlétiques. Il soutient qu’aujourd’hui, « nous sommes capables de mettre en relation le sport dans ses différentes formes de pratique, notamment dans le développement des habiletés, des compétences personnelles, sociales, professionnelles ou méthodologiques ».
La mise en relation entre sport et genre, équité-genre, égalité-genre, poursuit l’instructeur, relève du fait qu’on cherche tout simplement à développer des capacités personnelles et sociales, aussi bien au niveau des jeunes filles que des jeunes garçons, pour leur permettre de pouvoir atteindre ce qui est l’idéal. « Le sport et le développement ou du sport pour le développement est une approche pédagogique qu’on doit renforcer, approfondir, rendre permanente pour pouvoir permettre non seulement aux jeunes, aux enfants d’avoir une meilleure compréhension de la thématique, mais également aux décideurs, afin qu’ils sachent que le sport est un outil qui est pratiquement gratuit, mais qu’on peut utiliser pour atteindre des idéales de développement » a conclu M. Koudanou.
L’administrateur de l’académie Swallows, Kataka Hégra Baromda, a expliqué que c’est un programme qui est né de l’expérience de l’Académie Djimbar du Sénégal qui a eu l’accompagnement à un moment donné de l’AFD. Djimbar, a précisé l’administrateur, est devenu non seulement un modèle sportif, mais un modèle économique, avec des thématiques liées au social comme l’inclusion, la protection de l’enfance, l’éducation etc. « Si nous sommes autonomes, on n’ira pas demander encore des financements, mais on va développer des activités pour que nos jeunes puissent réussir, s’épanouir à partir de ce que nous faisons au centre. Nous avons le devoir de les former, avec l’intention qu’ils créent eux-mêmes des activités pour pouvoir s’entraider, se conseiller et partager les expériences, ce qui va beaucoup aider l’Académie Swallows à se développer beaucoup plus », a-t-il poursuivi. ATOP/AR/TD






