
Kara, 31 mai (ATOP) – Vingt-cinq leaders communautaires du village de Adomdè, à l’Est de Awandjélo, chef-lieu de la commune Kozah 3, ont renforcé leurs capacités techniques en gouvernance partagée des ressources naturelles au cours d’un atelier tenu les 30 et 31 mai à Awandjélo.
Cet atelier est à l’actif du Comité villageois de développement (CVD) de Adomdè avec l’appui technique de l’association Action environnementale pour le développement durable (AE2DD). Il s’inscrit dans la mise en œuvre du « Projet d’appui au renforcement de la résilience des communautés autour de la rivière Kara dans la Kozah (ProARRC-Kozah) » et bénéficie du soutien financier de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à travers la phase II du mécanisme Forêts et Paysans (FFF) 2018-2025. La rencontre a regroupé les membres des CVD et de gestion de la forêt communautaire, la chefferie traditionnelle, des usagers des berges de rivières et des agents forestier
Le but de cette formation est de renforcer la résilience des communautés du village d’Adomdè face aux effets des changements climatiques par une gestion durable des berges de la rivière Kara et ses affluents dont la rivière Kpam, de même que la forêt communautaire. Il est aussi question de diversifier les revenus des communautés surtout des femmes par la promotion d’autres filières alternatives à la vente du bois de chauffe.
La formation a été assurée par l’expert forestier aménagiste Pignozi Lidaou et l’équipe du projet. Elle a permis aux participants d’être édifiés sur les thématiques, entre autres, « Le processus de création et de gestion d’une forêt communautaire » ; « La gouvernance partagée des ressources naturelles » ; « La mobilisation des ressources financières, planification et mise en œuvre des activités de gestion de la forêt » et « Le cas de réussite de gestion d’une forêt communautaire (cas d’Alibi 1 dans Tchamba) ».
L’adjoint au maire de la commune Kozah 3, Dr. Bikilitème Talpousouma a salué ce projet qui vient à point nommé revitaliser le couvert végétal. Il a félicité le CVD de Adomdè pour cette action visant à contribuer à la protection de l’environnement, en apportant une certaine consistance aux berges des rivières décapées d’année en année, entrainant ainsi un envasement et un tarissement rapide en eau. M. Bikilitème a enfin exprimé sa gratitude à la FAO pour son appui puis lancé un appel à d’autres bonnes volontés à accompagner cette structure de développement à la base pour la restauration des abords de la rivière Kara et ses affluents pour une meilleure gestion de la forêt communautaire d’Adomdè.
Abondant dans le même sens, le chef du village de Adomdè, Hiliou Binam Koffi a remercié tous les acteurs qui œuvrent pour la lutte contre la sècheresse et l’amélioration des conditions de vie des populations à la base, exhortant les participants à mettre en pratique les acquis de cette formation au profit du village.
Peu avant, le technicien d’appui au projet, Gnakou Eyanaa, avait rappelé que l’élaboration de ce projet fait suite au constat lié à la surexploitation agricole, aux brûlis des graminées fixatrices des berges, à la coupe anarchique de bois et aux diverses formes d’exploitation non durable sur les berges de la rivière Kara et ses affluents, ainsi que de la forêt communautaire d’Adomdè.
ATOP/SG/BA






