
Tandjouaré, 5 juin (ATOP) – Le griot, Lamboni Kamiare qui chante en « Moba » a démarré l’enregistrement de son 1er opus et clip vidéo, le mardi 4 juin à Myre dans la commune Tandjouaré 2.
Le projet destiné à préserver cette tradition orale est financé par le Fonds national de promotion culturelle (FNPC) du ministère de la Culture et du Tourisme à hauteur de 400.000 F CFA. Il s’agit également de susciter et d’accompagner l’artiste local dans la création et la réalisation d’une œuvre culturelle musicale qui conscientise les populations sur les réalités locales et promeut la culture des peuples de la région des Savanes.
Cette œuvre musicale, selon le promoteur, entend sensibiliser et conscientiser les populations sur divers thèmes. C’est aussi une façon pour lui de faire la promotion de la culture togolaise à travers la production de titres musicaux en langue locale « Moba », la valorisation de la musique et des sonorités traditionnelles, contribuant ainsi à la promotion et à la sauvegarde du patrimoine immatériel national.
Dans l’opus et le clip vidéo, les messages véhiculés par cette chanson sont, entre autres, « rester soi-même et en accord avec les valeurs traditionnelles, telles que l’amour du prochain, l’honnêteté, la reconnaissance envers les autres, la cohésion sociale et la connaissance de l’histoire des peuples Moba », a précisé l’artiste.
Le premier adjoint au maire de Tandjouaré 2, Lelongue Miyème et le directeur région des Arts et de la culture des Savanes, Dr. Abi Essozimna ont félicité l’initiateur de ce projet. Pour eux, il est essentiel de souligner qu’en Afrique Noire, avant l’époque coloniale et bien avant encore, la littérature était orale. Pour cela, sa conservation ainsi que sa transmission de génération en génération étaient l’apanage des maîtres de la parole, plus spécifiquement du porteur de la parole qui le griot.
Le promoteur Lamboni Kamiare a exprimé sa gratitude au gouvernement à travers le ministère de la Culture et du Tourisme qui a su mettre en place ce fonds pour soutenir les artistes. Selon lui, ce projet est né du fait que les jeunes ne s’intéressent plus à la musique traditionnelle et à la manipulation de ses instruments. Il a promis mettre tout en œuvre pour l’atteinte des objectifs assignés à ce projet.
Il est prévu dans ce projet du griot, d’autres activités comme une formation d’une semaine en faveur d’une dizaine de jeunes sur comment battre les tambourins du griot, comment chanter et danser au rythme du griot pour pérenniser cette tradition orale typiquement africaine.
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