
Kara, 15 juin (ATOP) – Une trentaine d’acteurs impliqués dans la gestion des berges des rivières Kara et Kpam, ont été sensibilisés sur les causes, les manifestations et les conséquences de la dégradation des terres, le vendredi 14 juin à Awandjélo, chef de la commune Kozah 3.
Cette sensibilisation, organisée par le Comité villageois de développement (CVD) d’Adomdè (commune Kozah3), entre dans la mise en œuvre du « Projet d’appui au renforcement de la résilience des communautés autour de la rivière Kara dans la Kozah » (ProARRC-Kozah), financé par la FAO, à travers la phase 2 du mécanisme forets et paysans (FFF). Elle a rassemblé les maraîchers, les pépiniéristes, les extracteurs de sable, les propriétaires terriens, la chefferie traditionnelle, ainsi que l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion de la forêt communautaires d’Adomdè.
L’objectif est d’éveiller la conscience de ces acteurs sur les dangers liés à la dégradation des terres sur les berges. Il s’agit, à travers cette activité, « d’instituer » dans le milieu, des tables-rondes régulières sur la problématique de la dégradation des ressources naturelles en général et les bonnes pratiques à promouvoir en matière de lutte contre la dégradation des berges, la perte des sols et la forêt communautaire en particulier.
L’état des lieux de la dégradation des terres et des berges dans la zone concernée, les causes, les manifestations et les approches de solutions pour une gestion durable des terres et la forêt communautaire d’Adomdè sont, entre autres, les points abordés lors des échanges. Ces échanges ont permis aux participants de réaliser avec exactitude combien leurs différentes activités détruisent l’environnement dans lequel ils vivent. Ils ont pris des engagements de mettre en pratique l’ensemble des stratégies et actions proposées par les techniciens en la matière pour limiter cette dégradation des verges dans la zone.
M. Kpémoua Hodabalo, ingénieur agronome et consultant-formateur sur le projet ProARRC-Kozah, a expliqué que la dégradation perpétuelle et continuelle constatée des berges des rivières Kara et Kpam est due à la surexploitation humaine pour des activités maraîchères et à l’extraction des sables de rivière. Il a souligné que ce projet est en quelque sorte un « remède » en préconisant des esquisses de solutions face aux conséquences environnementales et sanitaires significatives, sans interférer sur la production maraichère et d’autres activités connexes indispensables aux besoins vitaux des populations.
Le représentant du maire de la commune Kozah 3, M. Gnbakou Eyanaa et le chef de poste forestier, adjudant-chef Lamaniwa Yao, ont salué l’initiative qui vient à point nommé faciliter l’action des agents des eaux et forêts sur le terrain. « Je suis convaincu qu’avec cette activité les populations d’Adomdè vont comprendre mieux le langage des forestiers en ce qui concerne la protection de l’environnement », a indiqué M. Lamaniwa.
Les activités du ProARRC-Kozah démarrés en avril dernier et ce pour un an, visent à renforcer la résilience des communautés du village d’Adomdè face aux effets des changements climatiques par une gestion durable des berges des rivières Kara et Kpam et de la forêt communautaire d’Adomdè. Plusieurs rencontres avec les principaux utilisateurs des berges, notamment les maraichers ont été initiées. Ce groupe cible organisé en deux coopératives simplifiées a été déjà renforcé sur les outils de gestion et la gouvernance locale.
ATOP/BH/DHK






