
Tchamba, 20 juin (ATOP) – Un dialogue intergénérationnel sur la lutte contre les mariages précoces a réuni les représentants de différentes couches sociales des cantons de Tchamba, Kri-kri (Adjéidè) et Affem-Boussou, dans la commune Tchamba 1, le mercredi 19 juin.
Cette activité est initiée par les ONG Femmes, droit et développement en Afrique (WILDAF-Togo) et Forces en actions pour le mieux-être de la mère (FAMME) dans le cadre du projet « Agir pour l’abandon des mariages d’enfants » (AAME). Elle a reçu l’appui financier de WILDAF Afrique de l’ouest (WAO) et Amplify change. Le but est d’amener les acteurs concernés à identifier les normes qui favorisent les mariages des enfants, afin de définir des stratégies pour lutter efficacement contre le phénomène. Il s’agit également d’amener les autorités traditionnelles et religieuses à prendre des mesures pour éradiquer le fléau, et de susciter l’engagement de chaque partie prenante à apporter sa contribution au changement souhaité par l’ensemble des acteurs.
La séance a connu la participation des jeunes scolaires et extrascolaires, des leaders communautaires, religieux et traditionnels des localités concernées. Elle a été marquée par des communications sur les Droits de santé sexuelle et de reproduction (DSSR) des filles, l’évolution du phénomène, et le rôle des acteurs locaux dans l’abandon des coutumes qui exposent les enfants au danger. Des comités de veille ont été installés dans les trois cantons afin de poursuivre la sensibilisation à la base.
Le 2e adjoint au maire de Tchamba 1, Oumorou Latifou a fait savoir que ce phénomène, malgré les efforts du gouvernement et des autorités locales pour l’éradiquer, persiste, d’où la nécessité de renforcer les actions pour parvenir à y mettre fin. Il a invité les acteurs impliqués à prendre conscience de la gravité de la situation afin de jouer leur partition pour préserver les droits des enfants.
La chargée du projet AAME à l’ONG FAMME, Mme Chaold Ablavi Datico Gertrude a souligné qu’au Togo 41% des filles mineures sont touchées par ce phénomène, ce qui a motivé la mise en œuvre de ce projet par le consortium Synergie d’actions pour une lutte efficace contre les mariages des enfants (SAME). Ce projet est lancé en février 2023 au Togo et au Mali pour une durée de deux ans et demi.
Les participants ont, par la voix du chef du canton d’Affem-Boussou, Atcha Gouyagando, promis œuvrer ardemment dans leur localité pour éradiquer les pratiques qui hypothèquent l’avenir de la jeune fille.
ATOP/JK/MEK






