
Kara, 18 juil. (ATOP) – Comme de tradition, les « Evala » de tous les huit villages du canton de Pya ont participé, le lundi 15 juillet au marché de Pya-Hodo, à la grande épreuve de démonstration de danse exécutée sous le regard émerveillé du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. M. Pitassa Makayo, l’un des garants de la tradition des luttes Evala à Pya, explique le sens de ce rituel qui remonte aux temps des aïeux.
Pourquoi cette danse à Pya-Hodo ?
M. Pitassa a révélé que Pya-Hodo est le sanctuaire de tous les villages du canton de Pya. « Bien avant le tragique évènement du 21 juin 1957, Pya-Hodo était déjà notre sanctuaire. C’est pour cela qu’à l’arrivée des colons, tous les villages de notre canton étaient prêts au niveau de notre sanctuaire pour combattre l’ennemi sachant que les mânes de nos ancêtres vont sortir pour nous aider à le vaincre. Voilà la raison pour laquelle il y a eu aussi le monument aux morts de Pya-Hodo, en mémoire des martyrs, c’est parce que c’est notre sanctuaire », a-t-il expliqué. C’est pourquoi, dit-il, avant que les luttes traditionnelles ne commencent dans ledit canton, il faut que les chefs traditionnels, les Evala et encadreurs se réunissent à minuit ou une heure du matin pour donner le signal aux festivités des Evala. « La deuxième raison de notre présence dans le sanctuaire, c’est que nous venons dire à nos divinités traditionnelles que nous sommes prêts pour l’ouverture des Evala en pays Kabyè et plus précisément dans le canton de Pya ».
Comment se déroule la danse à Pya-Hodo ?
Sur ces lieux, Evala, encadreurs, supporters, femmes, vieux et enfants, les corps couverts de poudre, prouvent leur qualité de bons danseurs dans une parfaite symbiose de sons de castagnettes, de flûtes, de cors, d’harmonicas, etc. D’autres arborent des chiens tués, qui serviront de nourriture aux Evala durant tout le temps des luttes. « A Pya-Hodo qui est un symbole de notre canton, nous venons chanter, danser, louer l’Eternel et les mânes de nos ancêtres de nous guider à ce que cette fête soit bonne et belle parce que pour le moment c’est les spectateurs qui viennent pour voir l’ambiance », a expliqué M. Pitassa.
Soutien « sans faille » au chef de l’Etat
Au-delà de ce rituel, dans leurs chansons, les danseurs expriment leurs gratitudes au président de la République, Faure Gnassingbé, premier garant de la tradition et révalorisateur des us et coutumes. Ils témoignent également leurs soutiens sans faille à sa politique de paix, de sécurité, de développement et de médiation dans et en dehors de la sous-région. Le garant des us et coutumes a confié que « Le chef de l’Etat est le garant de la tradition, d’autant plus que lui aussi fut l’un des meilleurs lutteurs de notre canton, on scande son nom pour l’encourager à veiller à la sauvegarde de la tradition non pas seulement chez nous mais aussi partout dans le pays ». Il a exprimé, en outre, au président de la République, au nom de la population, son attachement à sa politique de paix, de sécurité, de développement et de médiation dans les conflits un peu partout en Afrique. Il a dit que le chef de l’Etat est la tête, mais que la population constitue un bouclier tout autour de lui et qu’elle va l’aider en priant le Tout-puissant et les mânes des ancêtres de le protéger et de lui donner la santé et une longue vie ».
ATOP/MEK/TAL/KYA






