
Tsévié, 31 juil. (ATOP) – Le rapport sur l’étude d’impact de la gratuité de l’enregistrement des naissances au Togo a été validé par ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des Territoires lors d’un atelier les 30 et 31 juillet à Tsévié.
La rencontre est financée par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Elle a pour objectif d’analyser les résultats de l’étude, de vérifier les goulots d’étranglement, les leçons apprises, les bonnes pratiques, d’approuver et de prioriser les recommandations formulées pour sa mise en œuvre.
La gratuité de l’enregistrement et de la délivrance des actes de naissance font suite à l’annonce en 2020 du chef de l’Etat, et concrétisée par le décret du 14 décembre 2021 instituant la gratuité de la délivrance des actes de naissance. Aussi, selon l’UNICEF, 22% des enfants au Togo ne disposent pas d’un acte de naissance, et cette proportion augmente dans les zones rurales pour atteindre 31%. C’est pour cela que l’étude d’impact de la gratuité de l’enregistrement des actes de naissance, dont le rapport a été validé au cours de cet atelier, a été commanditée.
Cette étude a pour but d’accompagner les autorités togolaises dans la modernisation du système d’état civil. Il s’agit d’apprécier, de façon critique et objective la manière dont la gratuité favorise réellement l’enregistrement systématique des naissances au niveau national, et de proposer des recommandations pour renforcer l’impact de la gratuité et la délivrance des actes de naissance.
Le directeur de cabinet du ministère en charge de l’Administration territoriale, Rober Bakaï a fait savoir que l’état civil est le socle de l’identité d’une personne. Il a expliqué que la vision du chef de l’Etat en rendant gratuit l’enregistrement et la délivrance de l’acte de naissance est de permettre aux populations de jouir pleinement de ce droit. Il a précisé que cette rencontre demeure une opportunité pour les acteurs pour se ressourcer des bonnes pratiques et consolider le savoir-faire pour réduire de façon significative le taux des enfants sans acte de naissance.
L’ambassadrice, représentante de l’OIF pour l’Afrique de l’ouest, Thi Hoang Mai Tran a, de son côté, montré que « La réalisation de cette étude s’inscrit dans la volonté du gouvernement togolais de moderniser le système d’état civil du pays, et de faciliter l’accès des populations aux services public ». Elle a exprimé la satisfaction de son organisation de contribuer à la réalisation de ce projet.
Des préfets, des maires et des responsables des services d’état civil des préfectures et communes ciblées ont pris part à la rencontre.
ATOP/AKM/DHK






