
Agoé-Nyivé, 5 juin (ATOP) – La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a sensibilisé, le mercredi 4 juin, les responsables des lieux de culte, les tenanciers de bars et les meuniers de la commune Agoé-Nyivé 1 sur la réglementation de l’émission de bruit au Togo.
Les autorités locales, administratives, traditionnelles et les forces de l’ordre ont également pris part à cette sensibilisation dont le but est de contribuer à la réduction des nuisances sonores à travers l’appropriation de l’arrêté interministériel. Il s’agit aussi de sensibiliser ces acteurs concernés sur les impacts négatifs de la pollution sonore et l’importance du respect des normes. Il est également question de les amener à connaître les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes de l’arrêté du ministère en charge de l’Administration territoriale du 20 février dernier relative à la réglementation de l’émission de bruit au Togo.
La rencontre a permis d’instruire les participants sur les communications à savoir : la réglementation du bruit au Togo et la procédure administrative de gestion du contentieux liée aux nuisances sonores ainsi que l’impact de ces nuisances sur la santé publique, l’environnement et la cohésion sociale.
Le chargé de communication à la direction de l’hygiène et assainissement, Adanleté Kankoé Antoine a rappelé que les nuisances sonores concernent tout le monde. Il a indiqué qu’on doit respecter certaines normes de décibels afin de les éviter. « A partir de 70 décibels ce n’est pas tolérable et au-delà de 85 décibels, cela créé du tort à l’ouïe », a-t-il rappelé avant d’ajouter que ces bruits perturbent la santé humaine, animale et l’environnement.
M. Adanleté a expliqué que le bruit désoriente les animaux dans la faune et les amène à fuir, ainsi que les animaux marins. « Au niveau de l’homme, il y a la perte du sommeil, par contre certains enfants perdent la mémoire à cause du bruit sonore », a-t-il poursuivi demandant aux participants de réduire les bruits sonores car cela créé du tort à la santé comme les maladies cardiovasculaires, le stress, la tension.
L’orateur a souligné que le bruit normal doit faire 8 heures de temps et le port des casques ou des bouchons d’oreilles est important pour certains bruits. « Pendant le jour, le bruit normal doit être 70 décibels et la nuit autour de 55 décibels », a-t-il fait savoir.
Le président de la CNDH, Me Kwao Ohini Sanvee a remercié le ministère en charge de l’Administration territoriale pour son accompagnement technique suite à l’organisation de l’activité. Il a rappelé que dans la vie quotidienne, le bruit semble omniprésent, il accompagne les déplacements, les fêtes, les travaux et les pratiques religieuses ou commerciales. Il a fait savoir que derrière cela se cache une problématique qui touche à un droit fondamental à savoir le droit de la tranquillité, la santé et un environnement sain. Il a invité les participants à réguler les nuisances sonores afin d’éviter certaines maladies.
Le préfet d’Agoè-Nyivé, Dr. Tinaka Wédiabalo Kossi a rappelé que le 20 février dernier, le ministère de l’Administration territoriale a pris un arrêté interministériel portant réglementation de l’émission du bruit en République togolaise. Il a remercié la franche collaboration de la CNDH qui a voulu partager cette information très importante aux personnes indiquées. « C’est une fierté pour le Togo d’avoir ce texte pour réglementer la nuisance sonore dans le pays », a-t-dit.
Des exemplaires de cet arrêté ont été distribués pour renforcer le message et assurer une large diffusion.
ATOP/ASA/DHK






