
Agoè-Nyivé, 30 mai (ATOP) – La microfinance « Assilassimé Solidarité », en collaboration avec ses partenaires, a organisé, le samedi 30 mai à Fiovi, dans la commune Agoè-Nyivé 1, une séance de sensibilisation sur l’hygiène menstruelle, dans le cadre de la commémoration en différé de cette Journée mondiale célébrée chaque 28 mai.
L’activité vise à informer les populations sur l’importance de l’hygiène menstruelle et à encourager la levée des tabous liés aux menstrues. La séance a bénéficié de l’appui technique de « Entrepreneurs du monde » et du financement de l’Agence française de développement (AFD). Elle a pour objectif de promouvoir une meilleure éducation à la santé menstruelle, de favoriser l’accès des filles et des femmes aux produits hygiéniques adaptés, ainsi que de lutter contre les discriminations et préjugés persistants.

La rencontre a réuni des autorités administratives, municipales, traditionnelles d’Agoè-Nyivé 1, ainsi que des responsables de « Youthpanel ». Les échanges ont mis en évidence la nécessité d’intensifier l’information et la sensibilisation au sein des communautés afin de lever les barrières culturelles liées aux menstruations. L’accent a également été mis sur une meilleure prise en compte de la santé menstruelle dans les écoles et les milieux de vie, en vue de garantir le bien-être ainsi que la dignité des filles et des femmes.
Le chargé des services sociaux de la microfinance « Assilassimé Solidarité », Marcel Anyagè, a indiqué que l’initiative vise à améliorer les conditions d’hygiène et d’assainissement dans les écoles et les communautés. Il a rappelé la symbolique du 28 mai, associant le chiffre 28 au cycle menstruel et le mois de mai, cinquième de l’année, aux cinq jours de règles. M. Anyagè a souligné que les menstruations sont un phénomène naturel, « ni une maladie, ni une honte ».
Le chargé des opérations santé et hygiène menstruelle de l’ONG « Entrepreneurs du monde », Chango Julien, a relevé que les filles et les femmes restent confrontées à plusieurs difficultés, notamment les tabous sociaux, la précarité d’accès aux serviettes hygiéniques, le manque d’infrastructures sanitaires adaptées et le déficit d’information.
Mme Agbeka Adjifa, participante, a indiqué avoir renforcé ses connaissances sur la gestion des menstruations. Elle a salué l’initiative et reconnu avoir compris la nécessité de briser le silence autour du sujet, tout en s’engageant à sensibiliser son entourage, notamment sa fille.
ATOP/ASA /AO/KYA






