
Lomé, 24 oct. (ATOP) – La Direction générale de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle a organisé, le vendredi 23 octobre à Lomé, une table ronde pour mobiliser davantage de ressources en faveur de ce secteur.
La rencontre vise à encourager les partenaires à soutenir la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’alphabétisation et d’éducation non formelle 2024-2028. Les participants ont examiné les difficultés du secteur, les priorités d’action et les besoins de financement. Deux projets ont été présentés : le Projet d’appui à l’alphabétisation des jeunes et adultes des groupes organisés (PAJAGO) et le Projet d’appui à l’éducation non formelle.
D’après les discussions, les besoins restent largement supérieurs aux ressources disponibles. Pour la période 2024-2025, le financement prévu était de 4 milliards de FCFA, mais seuls 403 millions de FCFA ont été réunis. Selon les données présentées, moins de 10 % des ressources attendues ont été mobilisées au cours des deux premières années de mise en œuvre de la stratégie.

« Le Togo avait souscrit, à l’instar des autres États membres de l’UNESCO, à l’engagement consistant à consacrer 3 % du budget à l’éducation à l’alphabétisation des adultes, conformément aux recommandations de la Conférence de Bamako de 2007. Cependant, les multiples crises économiques, sécuritaires, sanitaires et les tensions inflationnistes observées ces dernières années ont considérablement affecté les capacités budgétaires des États et limitent les ménages de financement disponibles pour ces sous-secteurs » a déclaré le directeur de cabinet du ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Dr Mazama-Esso Minza. Il a ajouté que c’est pourquoi un appel solennel est lancé à l’ensemble de des partenaires afin qu’ils renforcent leur accompagnement technique et financier et institutionnel en faveur de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle.
Le directeur général de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle, Dr Ajavon Amah Sesevi, a souligné l’importance de disposer de projets concrets pour attirer les financements. Il a également insisté sur le rôle transversal de l’alphabétisation, qui contribue aux progrès dans plusieurs domaines, ainsi que sur la nécessité de renforcer les compétences des acteurs chargés de mettre en œuvre les programmes sur le terrain.
Le directeur national de l’Institut de coopération internationale de la Confédération allemande pour l’éducation des adultes (DVV International), Ouro-Okourou Wakilou, a indiqué que le manque de financement freine l’exécution des activités prévues. Il a souligné que l’alphabétisation contribue à améliorer les résultats des actions de développement, notamment en santé, en agriculture et dans le commerce. Selon lui, la maîtrise des connaissances de base aide, entre autres, les populations à mieux accéder aux services de santé, à appliquer les techniques agricoles et à gérer leurs activités commerciales.
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