
Lomé, 26 déc. (ATOP) – Le premier vice-président de l’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques (ANIAC), Prof. Koriko Moursalou, a dirigé une conférence de presse le vendredi 26 décembre à Lomé, sur le bilan des activités réalisées par l’institution.
Dix-sept activités étaient prévues dans le Plan de travail et du budget annuel (PTBA) 2025. A l’évaluation en cette fin d’année, 15 activités ont été réalisées et 2 autres reprogrammées sur l’année 2026. Ces 2 activités sont, l’atelier sous-régional sur la lutte contre la prolifération et la circulation illicite des produits chimiques, celui d’échanges de meilleures pratiques entre le Togo, la Côte d’Ivoire et le Maroc sur la mise en valeur de la convention. Ce qui correspond à un taux global de réalisation de 88,24 %, selon les membres de l’ANIAC.
Les activités réalisées peuvent se regrouper en quatre catégories : le renforcement des capacités institutionnelles ; le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la manipulation des produits chimiques, la sensibilisation de l’opinion publique et des populations à la base et la construction de traitement et de neutralisation des produits chimiques avariés.
Le premier vice- président d’ANIAC-Togo a dressé un bilan détaillé, chiffres à l’appui des activités menées dans chaque catégorie. « Premièrement au niveau de l’ANIAC, nous avons reçu des renforcements de capacités en matière de passation de marché. Après nous avons élaboré et validé un guide d’identification des produits chimiques, Nous avons reçu des cours donnés par l’organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) »
Pour la réalisation de ses missions, l’ANIAC-Togo collabore avec plusieurs acteurs issus des ministères sectoriels intervenant dans la gestion des produits chimiques et des marchandises dangereuses. Tous ces acteurs sont concernés par les activités de l’institution de régulation des produits chimiques qui servent à fabriquer des armes chimiques ou deviennent des armes chimiques lorsqu’ils sont mal utilisés. « Nous avons élaborés un curricula de formation des inspecteurs nationaux de gestion des produits chimiques au Togo. Trente-cinq responsables hygiènes, qualité, santé et environnement ont été formés sur les menaces chimiques », a affirmé M.Koriko.
Poursuivant son intervention, M. Koriko a dressé une liste des sensibilisations faites au cours de l’année pour informer la population sur les conduites à tenir en cas d’incident chimique et /ou pou prévenir ses incidents. « Nous avons eu à faire des sensibilisations au profit des médias publics et prives de la région des Savanes. Huit préfets et trente-deux maires de la région Maritime ont été aussi sensibilisés. L’ANIAC ne s’est pas limité qu’aux formations et sensibilisations. Nous avons aussi visité six sociétés industrielles qui manipulent des produits chimiques et nous avons formé 80 employés desdites sociétés sur le stockage Et nous avions visité le site de traitement et de neutralisation des produits chimiques et déchets chimiques à Ahodomon (Atakpame) ».
Les échanges avec les journalistes ont permis aux responsables de l’ANIAC d’évoquer les difficultés rencontrées dans l’exécution de leur PTBA. Ils ont cité entre autres des difficultés liées à l’accès des populations à la base et à l’atteinte d’autres couches sociales impliquées dans la gestion des produits chimiques notamment les agriculteurs qui continuent d’utiliser des herbicides et des insecticides non homologués. La porosité des frontières dans la circulation de ses produits chimiques interdits a été aussi évoqué.
Le premier vice-président n’a pas passé sous silence les défis et les perspectives d’actions de son institution les années à venir. Il a envisagé d’approfondir des formations et des sensibilisations à l’endroit des populations à la base surtout celles de la région des Savanes en proie à des menaces terroristes. « Les produits chimiques sont souvent utilisés par des terroristes comme des armes dans leurs sales besognes. C’est pourquoi des formations sur l’identification et la détection des produits chimiques sont en vue pour cette région » a-t-il conclu.
Créée le 04 novembre 2015, l’ANIAC au Togo, est un organe de protection civile qui œuvre aux côtés du gouvernement pour appuyer la conception et la mise en œuvre de la politique nationale relative à l’interdiction de la circulation et de l’usage inapproprié des produits chimiques. Cet organe constitue un cadre de coordination, de supervision et de lutte contre les risques et menaces chimiques, ainsi que des marchandises dites dangereuses.
ATOP/HKM/KYA






