
Lomé, 23 déc. (ATOP) – Les députés ont adopté, le lundi 22 décembre à Lomé, la loi de finances rectificative, exercice 2025, de 2.396,6 milliards de francs CFA, il est projeté à 2.436, soit une augmentation de 39,4 milliards de francs CFA (1,6%).
Cette 4è séance plénière de la 2è session ordinaire a été conduite par le président de l’Assemblée nationale, Prof. Komi Sélom Klassou. Elle a aussi connu la présence du ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola et de son collègue des Relations avec le Parlement et les Institutions, Gilbert Bawara.
La loi de finances rectificative exercice 2025, est un outil déterminant pour garantir la cohérence et l’efficacité des politiques publiques. Elle permet d’ajuster les prévisions initiales aux réalités économiques, de répondre aux imprévus et de réorienter les ressources vers les secteurs qui en ont le plus besoin. Cet exercice délicat maintient l’équilibre budgétaire et assure la stabilité économique du pays.
L’adoption de cette loi de finances rectificative, de l’année en cours, intervient à quelques jours de l’adoption définitive de la loi des finances gestion 2026. La présente loi de finances rectificatives se justifie par, notamment l’état d’exécution de certains projets qui nécessite la réduction de crédits alloués non consommés ; la prise en compte de nouveaux besoins urgents et des besoins en matière de sécurité et la prise en compte de nouveaux projets prioritaires.
Cette loi de finances rectificative répond d’abord à une exigence sociale. Les réajustements opérés, ont permis de soutenir l’investissement productif, favoriser la création de l’emploi, de préserver les dépenses sociales essentielles, de renforcer les secteurs de la santé, de l’éducation et la sécurité et de la protection sociale, mais aussi de soutenir le pouvoir d’achat des ménages
En définitive, le projet de budget de l’Etat qui ressort du projet de loi de finances rectificative, exercice 2025 est projeté à 2.436 milliards de francs CFA en charge et en ressources contre 2.396,6 milliards de francs CFA dans la loi de finances initiale, soit une augmentation de 39,4 milliards de francs CFA (1,6%).
Pour le président de l’Assemblée nationale, cette loi rectificative traduit la capacité de la représentation nationale à ajuster avec célérité, lucidité, responsabilité et le sens de l’intérêt général, l’action publique. « Les ajustements budgétaires que nous venons d’adopter expliquent une gestion proactive et responsable des finances publiques. Le budget rectifié s’équilibre à 2.436 milliards de francs CFA avec un gap de 245,1 milliards de francs CFA intégralement couvert par le solde positif de la trésorerie », a expliqué Prof. Klassou.
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