
Bafilo, 6 mars (ATOP) – Le programme régional « Space to Lead », porté par Plan International Togo, a été officiellement lancé jeudi 5 mars à Bafilo. Il sera mis en œuvre sur une période de 39 mois, de 2025 à 2028, et vise à renforcer les capacités des organisations de la société civile et à promouvoir la participation des enfants et des jeunes à la vie publique.
« Space to Lead » est déployé dans cinq pays : la Zambie, le Bénin, le Togo, le Timor-Leste et le Bangladesh. Il est conduit par Plan International Suède avec l’appui financier de l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (ASDI). L’initiative vise à promouvoir une société civile dynamique, inclusive et pluraliste. Elle entend renforcer l’autonomisation des enfants et des jeunes, en particulier des filles et des jeunes femmes âgées de 10 à 24 ans, afin qu’ils puissent exercer pleinement leurs droits et bénéficier de l’égalité de genre.

Au Togo, dix organisations de la société civile participent à sa mise en œuvre. Sept organisations d’adultes sont impliquées : FONGTO, FODDET, FAWE Togo, Creuset Togo, ALAFIA, PF/OSC/VIH/SANTE/DH-Togo et RJCE-Togo. Trois organisations dirigées par des jeunes sont également associées : AEJT-DE, ATAREKAD et Youth Panel Atakpamé. Le programme met l’accent sur deux priorités : la protection contre les violences, la promotion de la santé, des droits sexuels et reproductifs. Il lutte également contre les violences basées sur le genre, les mariages précoces ou forcés. Les activités seront réalisées dans quatre préfectures : Wawa et Amou dans la région des Plateaux, ainsi que Assoli et Binah dans la région de la Kara. Le projet est entré dans sa phase opérationnelle avec la signature d’accords de partenariat entre Plan International Togo et les dix organisations partenaires.
Le représentant du ministre des Solidarités, du genre de la Famille et de la Protection de l’enfance, M. Atoukoussi Wédé, a indiqué que ce programme contribuera à consolider un espace civique responsable et structuré, en cohérence avec les priorités nationales. Il a également salué l’intégration, dans la mise en œuvre du projet, d’exigences strictes en matière de sauvegarde, de prévention de la fraude et de reporting rigoureux, conformément aux principes de bonne gouvernance, d’intégrité et de transparence qui sous-tendent la feuille de route gouvernementale.
Le secrétaire général du gouvernorat de la région de la Kara, Gnigbangou Gountibote, a appelé les autorités locales, les chefs traditionnels et les leaders religieux des zones concernées à accompagner activement la mise en œuvre du projet. Il a exprimé sa reconnaissance envers Plan International Togo et ses partenaires pour leur accompagnement soutenu au gouvernement, notamment dans les programmes de protection des droits de l’enfant, de promotion de l’égalité des chances pour les filles et de consolidation de l’autonomisation des femmes togolaises.
Les porte-parole des Organisations de la société civile, Djetaba Dibabamah et Moukpè Bruno, ont indiqué que ce programme représente une opportunité importante pour renforcer les capacités des jeunes et de leurs organisations. Ce projet leur permettra de comprendre les réalités et les problèmes auxquels ils sont confrontés, d’identifier les causes profondes et de s’outiller efficacement pour les surmonter, ont-ils souligné.
La cérémonie a pris fin par la signature de la charte et une ambiance populaire animée par les groupes folkloriques de la préfecture d’Assoli.
ATOP/SA/AO/KYA






