Bafilo, 1er août (ATOP) – Soixante jeunes maraichers de la préfecture d’Assoli dont dix femmes ont été formés sur les techniques de production biologique de la tomate et du piment, la commercialisation et la gestion de leurs activités, du 22 au 29 juillet dans le canton de Koumondè à 10 km de Bafilo.
Cette formation est initiée par l’ONG Tibi en collaboration avec le cabinet Tchabder-Consult de Lomé. Elle a été financée par le Fonds National d’Apprentissage, de Formation et de Perfectionnement Professionnels (FNAFPP).
L’objectif de cette formation est de renforcer les compétences techniques de ces jeunes maraichers afin de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Il s’agit spécifiquement d’amener les participants à maitriser les techniques de production biologique du piment et des tomates, de lutte contre les ravageurs, de commercialisation ainsi que les sources de financement et la gestion de leurs activités.
Durant les huit jours, les participants de six cantons de la préfecture, répartis en deux groupes ont été entretenus, entre autres, sur le choix du site et la préparation d’un jardin maraicher bio, les variétés de tomate et du piment les plus utilisées et les entretiens culturaux. La fabrication du compost et des pesticides bio à base de feuilles et grains de neem leur a été enseignée. Les maraichers ont été aussi édifiés sur les techniques de marketing et la gestion de leur activité (compte d’exploitation, la planification financière, la conception et la tenue des cahiers de vente, journal, caisse et banque).
Le directeur du cabinet Tchabder-Consult, Tchaloubo Abouderman et le représentant du secrétaire exécutif du FNAFPP, Lochina Moussa Mahamadou ont indiqué que cette initiative cadre avec la politique nationale de développement agricole visant à augmenter les productions agricoles tout en respectant l’environnement. Ils ont exhorté les participants à faire bon usage des connaissances acquises et à les transmettre à leurs collègues membres de l’ONG Tibi.
Le directeur exécutif de l’ONG Tibi, Bah-Traoré Abdou Razak a indiqué que le maraichage est un secteur porteur susceptible non seulement de fournir des protéines végétales aux populations mais aussi un pôle de création d’emplois. Il a précisé que les conditions climatiques sont propices à cette activité dans la préfecture d’Assoli.
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