
Lomé, 23 nov. (ATOP) – Des membres du gouvernement ont tenu le mercredi 21 novembre à Lomé, une réunion d’échanges et de partages avec les responsables de différents corps de métiers dans le cadre de la mise en œuvre de l’Assurance maladie universelle (AMU). Il s’agit du ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Gilbert Bawara ; du ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Professeur Moustafa Mijiyawa, de Mme Myriam Dossou-d’Almeida, ministre du Développement à la base, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes ; et de Jean Marie Koffi Ewonoulé Tessi, ministre de l’Accès universel aux soins.
L’objectif est d’informer les participants de la mise en place de l’AMU par le gouvernement afin de recueillir leurs suggestions et propositions pour une amélioration du système. Le but c’est aussi un souci d’équité et de justice pour faire en sorte que chaque concitoyen, quel que soit son rang social, ait accès à la Couverture de soin universel (CSV).
Le Prof. Mijiyawa a expliqué que l’accès à la CSU a pour base la paix de tous les citoyens dans le pays. Il a rappelé que l’Institut national de l’assurance maladie (INAM) concernait les fonctionnaires et les retraités de la fonction publique (civils et militaires), mais avec AMU c’est d’étendre la CSU à toute la population. Il poursuit que pour asseoir cette CSU, la population doit s’imprégner de ses caractéristiques afin d’apporter des idées pour la construction solide et de qualité de AMU.
Le ministre a cité les trois catégories de personnes qui auront besoin de la CSU, de même que les deux structures qui vont s’occuper de ces catégories. Ainsi, poursuit-il, INAM va s’occuper de la catégorie 1 qui rassemble les fonctionnaires et retraités de la fonction publique ; la catégorie 2 et 3 seront gérées par la Caisse nationale de sécurité sociale du Togo (CNSS). Le professeur a précisé que la catégorie 2 comprend deux sous-secteurs à savoir le secteur privé formel et le secteur privé non formel. « Chacun de ces trois catégories a ses spécificités et c’est ce pourquoi, nous allons engager des discussions pour rendre opérationnel les instructions du chef de l’Etat, nous aurons plus de souplesse, mais il y aura un encadrement, nous serons attentifs aux préoccupations nous permettant à chaque étape de tirer des leçons pour nous améliorer pour l’étape suivant », a conclu le ministre Mijiyawa.
Le ministre Bawara a relevé que les gains constatés dans la catégorie 1 suivie par INAM, ont amené le chef de l’Etat Faure Gnassingbé à voir l’importance de la généralisation de l’assurance maladie pour que toutes les couches de la population puissent accéder à la CSU dans les coins les plus reculés. Concernant la réunion il a ajouté que « nous devons prendre en compte des observations formulées pour améliorer les réponses que les organismes de la gestion de l’AMU, (INAM et CNSS) doivent prendre en compte pour apporter des réponses satisfaisantes. Nous devons nous mobiliser parce que AMU nécessite impérativement l’amélioration et le renforcement du système de santé, les infrastructures d’accueil, le personnel de santé et la disponibilité des médicaments », a dit le ministre Bawara.
La ministre Dossou d’Almeida a indiqué que l’AMU va permettre d’améliorer la qualité des soins et a exhorté toute l’assistance à adhérer à cette assurance ; car, selon elle, tout le monde est prêt à donner un montant forfaitaire pour ne pas tomber malade. « Mais comme la providence ne donne pas ses plans d’actions, donc certains vont tomber malades et la chance comme l’AMU va les prendre à charge, ce qui fait que l’assurance maladie concerne surtout ceux qui ne vont pas tomber malade et ceux qui vont tomber malade auront la chance d’être soignés », a exprimé la ministre.
Le ministre Tessi a fait deux observations pratiques pour convaincre l’assistance. Il soutient que lorsqu’on prend de l’âge, le souci de santé se révèle et se complique, ça veut dire que le risque santé est un risque qui croît et les assureurs n’aiment pas assurer des personnes âgées, même pas les assureurs privés. Il renchérit que l’assurance maladie est connue comme une assurance qui se fait nécessairement en groupe pour donner la possibilité de compensation de risques à l’intérieur des groupes de gestionnaires pour l’assureur. « Pensons déjà à nos vieux jours, les parents ; les vieux parents », a-t-il dit.
Les participants à cette séance se sont montrés très attentifs aux différents messages des différents ministres impliqués dans la mise en œuvre de cette assurance maladie universelle.
ATOP/SED/KYA






