
Afagnan, 7 nov. (ATOP) – Les Comités communaux de gestion des plaintes (CCGP) de la préfecture de Bas-Mono pour la mise en œuvre du projet d’identification de la zone 1 de la région Maritime (Lacs, Bas-Mono, Vo, et Yoto) ont été installés et formés lors d’un atelier et de renforcement de capacités, de mobilisation des populations et de consultation du public, les 6 et 7 novembre à Afagnan.
Ces comités sont composés des maires, des chefs cantons, des secrétaires généraux des communes, des représentants des ONG de lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG), des femmes et des personnes vulnérables. Ils ont pour mission de recevoir, d’examiner et de répondre aux plaintes relatives à l’enregistrement biométrique. La finalité est d’assurer une prise en charge transparente, équitable et rapide des préoccupations des populations en lien avec les opérations de l’enrôlement biométrique.
L’atelier est à l’actif de l’Agence nationale d’identification (ANID) dans le but de susciter l’adhésion et la mobilisation des populations pour la réussite du projet. Il s’intègre dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’identification pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’ouest (WURI) – Togo.
Le projet est soutenu techniquement et financièrement par la Banque mondiale (BM). Il a pour objectif d’attribuer à chaque résident une identité biométrique unique reconnue par le gouvernement pour faciliter l’accès aux services sociaux de base. Il s’agit pour le gouvernement d’augmenter le nombre de personnes dans le pays qui ont une preuve d’identité. Ce projet permettra de doter toute personne physique au Togo d’un numéro d’identification unique (NIU) sur la base de ses données géographiques et biométriques.
Les parties prenantes ont suivi une communication sur les VBG, les exploitations et abus sexuels, le harcèlement sexuel dans le cadre du projet WURI-Togo. Les participants ont été également entretenu sur les risques sociaux qui peuvent porter atteinte à la réussite de l’opération notamment les risques de sous information et de fausses informations, de violation des us et coutumes, d’exclusion des personnes vulnérables, de corruption, d’environnement et de santé. La rencontre a permis également d’instruire les participants sur les mécanismes de gestion des plaintes, la typologie des plaintes et leurs manifestations. Elle a été aussi une occasion de recueillir les suggestions, les avis et les attentes des participants pour faciliter l’approbation et la mise en œuvre du projet dans la localité.
Le préfet de Bas-Mono, Sogbo Kokou Amétépé a remercié l’ANID pour cette initiative qui répond aux principes fondamentaux de la gouvernance locale et du développement participatif. Il a exhorté les membres des comités à plus de responsabilité, de disponibilité et à l’ardeur au travail pour la réussite de leur mission.
Le représentant du directeur général de l’ANID, M. Affo-Ogou Attikpati a souligné que le projet WURI est un puissant outil de développement régional qui se développe dans plusieurs pays de l’Afrique de l’ouest. « Afin de s’assurer que les activités se déroulent de manière inclusive et équitable avec moins de problèmes en prenant en compte l’ensemble des préoccupations des populations de la préfecture de Bas-Mono, il est important de recueillir l’avis de toutes les parties prenantes afin de faciliter une forte mobilisation sociale pour l’opération d’enregistrement » a-t- il indiqué.
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