
Afagnan, 18 nov. (ATOP) – Les agriculteurs et les peulhs bouviers de la préfecture de Bas-Mono ont été sensibilisés sur la transhumance apaisée, la coexistence pacifique, la paix et le vivre ensemble, le lundi 17 novembre à Afagnan. C’était lors d’une rencontre initiée à leur intention par le préfet de la localité, Sogbo Kokou Amétépé.
Cette rencontre intervient suite au décès d’un agriculteur dans le village de Fiové-centre, dans la commune de Bas-Mono 1. L’agriculteur a été grièvement blessé par une vache qui a mis bas. Le décès est survenu au CHU Sylvanus Olympio à Lomé suite à ses blessures.
Cette initiative du préfet vise à apaiser les cœurs, à aplanir les différends entre les éleveurs et les agriculteurs. Il s’agit pour le représentant du pouvoir central de promouvoir la cohésion sociale, le vivre ensemble et la coexistence pacifique entre les éleveurs et les agriculteurs. Il est aussi question pour le préfet de pallier les évènements malheureux qui surviennent après la destruction des cultures par les bœufs, afin de préserver le climat de paix et de sécurité dans la préfecture.
La rencontre a mobilisé les forces de l’ordre et de sécurité, les comités de développement à la base, les agriculteurs et les responsables des éleveurs. On note aussi la présence du directeur préfectoral de l’Agriculture. « On veut que les peulhs bouviers et les paysans vivent ensemble et cohabitent. L’éleveur a besoin du paysan et le paysan a besoin de l’éleveur », a déclaré le préfet. Il a donné des orientations aux éleveurs, afin d’éviter la destruction des cultures par les bœufs. Il a interdit la conduite des bœufs au pâturage par les enfants de moins de 18 ans ainsi que le port des armes blanches (coupe-coupe, couteau, bâton) en public surtout dans les marchés.
Le préfet les a exhortés à éviter la destruction des cultures par leurs bêtes et a rappelé à l’assistance les dispositions et les lois qui régissent la transhumance au Togo. Il a demandé aux agriculteurs de s’abstenir de se faire justice en cas de destruction de la culture, et convié les paysans à se référer aux forces de l’ordre et de sécurité ou au chef traditionnel de leur localité en cas de destruction des cultures pour évaluer les dégâts en vue du dédommagement.
Les représentants des éleveurs et des paysans ont salué cette initiative qui a permis de leur rappeler leurs devoirs, obligations et les comportements idoines à adopter pour une cohabitation pacifique entre éleveur et paysan.
ATOP/DK/GMM






