
Bassar, 14 mai (ATOP) – Le commandant de la 2è région de Gendarmerie, le Lieutenant-colonel Hodin Edoh, a animé, le mercredi 13 mai à Bassar, une séance d’échanges et de sensibilisation axée sur les enjeux sécuritaires contemporains.
Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (SNAPLEV 2022-2026). Elle vise à renforcer la sécurité humaine, à consolider la cohésion sociale et à dynamiser la collaboration de proximité entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les populations civiles. L’objectif est d’outiller les citoyens face aux menaces sécuritaires actuelles, de promouvoir la culture du civisme, de la tolérance et du vivre-ensemble, tout en encourageant la culture du renseignement par le partage d’informations en temps réel.
Le Lieutenant-colonel Hodin Edoh a développé sa communication autour de trois modules principaux : « Les enjeux sécuritaires », « Les attitudes à adopter face aux défis sécuritaires » et « Guerre en Iran : Impacts probables sur l’Afrique et mesures anticipatives ». Dans son exposé, l’officier supérieur a vigoureusement fustigé l’incivisme routier (surcharges, excès de vitesse, non-respect des feux tricolores), la consommation de stupéfiants, le vandalisme des biens publics ainsi que l’outrage aux autorités. Il a également tiré la sonnette d’alarme sur d’autres fléaux qui fragilisent le tissu social et économique, notamment la cybercriminalité, la déforestation, les conflits fonciers latents entre autochtones et résidents, le trafic illicite de carburant de contrebande, ainsi que le risque d’approvisionnement des réseaux terroristes et de grand banditisme.
Face à ces dérives, le commandant de la 2e région de Gendarmerie a invité les leaders communautaires, notamment les chefs de cantons et de villages, à être des relais d’opinion. Il les a exhortés à privilégier le dialogue et à cultiver de saines relations civilo-militaires. « La paix ne peut être maintenue par la force, elle ne peut être atteinte que par la compréhension », a-t-il rappelé, en citant un célèbre auteur antique, pour souligner que la paix demeure l’unique catalyseur du développement.
Abordant le volet international, l’orateur a mis en exergue l’impact indirect mais réel de la crise géopolitique en Iran sur les économies africaines. Il a prévenu l’assistance des risques d’inflation et de pénurie touchant des produits hautement stratégiques tels que le gaz butane, les engrais chimiques et le pétrole, invitant à l’anticipation et à la résilience.
Le préfet de Bassar, Lieutenant-colonel Cyriaque Hodabalo Assiah, et le maire de la commune Bassar 1, ont salué cette démarche pédagogique de la gendarmerie nationale. Exprimant leur gratitude, ils se sont engagés à vulgariser les enseignements reçus auprès de leurs administrés afin de consolider l’unité nationale et de prévenir durablement les menaces.
La rencontre s’est déroulée en présence des chefs traditionnels du Grand Bassar, des maires des communes Bassar 1, 2, 3 et 4; des directeurs préfectoraux et chefs de services déconcentrés de l’État, ainsi que des représentants des organisations de la société civile.
ATOP/LK/SED/KYA






