
Pagouda, 30 juin (ATOP) – Un atelier de renforcement des compétences axé sur le rôle et la responsabilité des leaders communautaires et la hiérarchie entre les différents acteurs locaux du développement local, s’est tenu le lundi 29 juin à Boufalé (Commune Binah 1), à l’Est de Pagouda.
La rencontre a regroupé la chefferie traditionnelle, les comités villageois de développement, les leaders religieux, les responsables des jeunes, des organisations féminines et les représentants des services déconcentrés de l’Etat exerçant dans la localité. Elle est initiée par les élus locaux et les conseillers régionaux, au-devant desquels, Atoukoussi Wédé, directeur régional des Solidarités de la Kara, avec le soutien des autres cadres du canton.
Cette activité s’inscrit dans la feuille de route gouvernementale en matière de décentralisation et de la gouvernance locale. Elle fait suite à un constat selon lequel les acteurs du développement local (CCD, CVD, CDQ, chefferie traditionnelle, etc.) semblent ignorer chacun son rôle exact, entrainant ainsi l’incompréhension entre eux et sapant par ricochet la cohésion sociale et le vivre ensemble.
Le but recherché est de situer chaque acteur sur son rôle et responsabilité qu’il joue dans la communauté et l’importance d’un travail collégial pour contribuer ensemble au développement local du canton. Les participants ont été outillés à travers deux modules animés par le modérateur de séance, le sociologue Ferdinand Ezolam Tchala. Ce dernier les a entretenus sur les rôles et responsabilités des leaders communautaires et la hiérarchie des acteurs qui animent la vie des villages. Il a fait comprendre que le développement local harmonieux réside dans la capacité des leaders à jouer correctement leurs rôles dans les limites de leurs prérogatives.
« La réussite et la vitalité d’un village dépendent de la complémentarité et de la recevabilité entre les acteurs », a relevé le modérateur, invitant les acteurs concernés au dialogue, à la concertation et au respect mutuel pour une gouvernance locale efficace.
Le maire de la commune Binah 1, Egbade Bèssègrou a rappelé que le développement est une responsabilité collective où chaque acteur joue efficacement sa partition.
Pour le conseiller régional, Atoukoussi Wedé, natif du milieu, la démarche vient combler le déficit d’informations et recadrer les différents acteurs qui animent la vie du canton dans leurs missions régaliennes. Il a saisi l’occasion pour remercier le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, pour sa politique de décentralisation visant à rapprocher les citoyens.
Le chef de village Katchika Bas, représentant le chef canton de Boufalé, Danka Salifou, a salué l’initiative qui vient raffermir les relations de travail entre acteurs locaux. Il a invité les bénéficiaires à relayer les acquis de la rencontre dans leurs communautés de base.
La rencontre a pris fin par la remise aux présidents des différents comités villageois de développement, des copies du décret relatif aux comités de développement à la base, de la loi relative à la chefferie traditionnelle, au statut des chefs traditionnels et le décret du 11 mars 2016 portant modalités d’application de cette loi.
ATOP/AK/TAL/SED






