
Pagouda, 29 juil. (ATOP) – L’intendant des patrimoines de la présidence de la République, le Col Adokoum Lem Tchanassinka Homère décédé le 4 juillet, a été inhumé le samedi 27 juillet dans l’intimité familiale dans son village natal à Alambourgou dans la préfecture de la Binah, dans sa 59ème année.
Les obsèques du Col Adokoum, également directeur du palais des congrès de Kara se sont déroulées sur le terrain de l’Ecole primaire publique de la localité au cours d’une messe eucharistique. C’était en présence du représentant personnel du chef de l’Etat, le ministre d’Etat, ministre Esso Solitoke qui a conduit la délégation présidentielle. Etaient également présents, des membres du gouvernement, des députés, des officiers supérieurs des Forces armées togolaises (FAT) ainsi que des autorités administratives, politiques, traditionnelles, religieuses, militaires et autres personnalités.
Cette messe concélébrée a été présidée par le curé de la paroisse Maria Goretti de Pagouda, le père Katakata Florent. Dans l’homélie, le père Lucien N’djada a partagé avec l’assemblée, la vie chrétienne de l’illustre disparu à travers quelques extraits du livre de la Sagesse qui stipulent : « la mort prématurée du juste est une entrée prématurée dans la vie divine ; la mort du disciple de Jésus Christ est une naissance dans la gloire de Dieu et la mort du croyant en Christ conduit à une communion vivante avec Jésus dans l’éternité ». Pour les chrétiens, rappelle le père, la mort s’appelle l’espérance de vie dans l’éternité de Dieu. Il a prié pour que Homère qui a eu une vie chrétienne exemplaire en servant Dieu et son pays, soit purifié et racheté.
Les honneurs militaires suivis de la sonnerie aux morts ainsi que des oraisons funèbres et témoignages de vie professionnelle et chrétienne, présentés respectivement par les FAT, la famille, la présidence et le personnel du palais des congrès en mémoire de l’illustre disparu de même que le dépôt des gerbes de fleurs ont également marqué cette célébration.
Le Col Adokoum, un homme « extraordinaire »
D’après l’oraison funèbre des FAT, le Colonel Adokoum a eu une vie riche, un parcours professionnel élogieux et une carrière militaire assez dense à travers ses formations et stages de haut niveau et ses qualifications. Pour sa famille militaire, le Colonel Adokoum n’a pas été que militaire, il était aussi un homme qui par sa convivialité, son empathie, sa discrétion et sa rigueur pour un travail bien fait, se démarquait de ses pairs avec son cœur généreux, et prêt à se sacrifier pour son prochain. Ses frères d’armes, le personnel du palais des congrès et ses collaborateurs de services, s’engagent à reprendre le flambeau là où, il l’a laissé pour le porter haut et loin en s’inspirant de ses conseils et de sa philosophie.
Le ministre d’Etat, Esso Solitike a transmis les condoléances du président de la République, premier à être ému lorsqu’il a appris la mort du Colonel. Le chef de l’Etat, dit le ministre Esso, prie également pour que Dieu accueille son serviteur, un homme loyal et fidèle par ses nombreux services rendus à la nation, puis encouragé la famille à toujours faire confiance à Dieu.
Dans l’oraison familiale lue par le fils du défunt, ses enfants reconnaissent en lui, un père serein, rigoureux au cœur généreux de qui, ils ont hérité les vertus du silence, de discrétion, d’humilité et de sacrifice du prochain.
Une messe veillée avait été dite le vendredi respectivement en l’église Bon Pasteur de Kara Tchaloudè (Commune Kozah 1) et à la paroisse Notre Dame de l’Assomption d’Alambourgou (commune Binah 1).
Né à Pagouda le 21 décembre 1965, le Col Adokoum Lem Tchanassinka Homère, gestionnaire du palais des congrès de Kara et intendant des patrimoines de la Présidence, s’apprêtait à faire valoir ses droits de repos en septembre prochain, après 35 ans de vie professionnelle. Avant sa mort, il occupait, le poste d’officier d’administration stratégique et logistique du site de Koundjouaré, poste auquel il a été nommé le 13 février 2023. Il laisse derrière lui, une veuve et quatre enfants. ATOP/TAL/BV






