
Pagouda, 28 déc. (ATOP) – Les autorités communales de la préfecture de Binah ont été appelées à insérer a lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) dans leur plan de développement et budget d’investissement. C’était lors d’un atelier de renforcement de capacités des acteurs locaux sur la lutte contre ces violences, tenu le vendredi 26 décembre à Pagouda.
Organisé par CARE International en consortium avec WiLDAF-Togo et l’ONG La COLOMBE, cet atelier a regroupé les représentants des Organisations de la société civile (OSC), ceux du comité de la Carte communautaire performance (CCP), les partenaires de prise en charge des cas de VBG et les autorités municipales. Il s’inscrit dans le cadre du projet de Promotion et de Protection des Droits et Egalités (PPDE) de genre au Togo, financé par l’Union européenne.
L’objectif est d’instaurer un dialogue entre OSC et autorités communales afin d’amener les communes à prendre en compte la lutte contre les VBG dans leur plan de développement et budget d’investissement. Il s’est agi d’éclairer les autorités municipales sur les conséquences des VBG sur le développement et l’intérêt qu’elles ont à intégrer la lutte contre ces violences dans leur plan d’action et budget. Il était aussi question de susciter des réflexions sur l’appui à la prise en charge des cas de VBG dans les communes.
Les thématiques développées ont porté, entre autres, sur le projet PPDE et le plan d’action de la CPP ainsi que sur la prise en charge des VBG, vecteur du développement des communes. Les participants ont également été éclairés sur le processus de budgétisation dans les communes ; l’appui des communes aux victimes de VBG ; l’insertion de l’appui aux victimes de VBG dans les lignes budgétaires des communes.
Le préfet de la Binah, Ataba Abalounorou a salué les organisateurs et leur partenaire pour leur projet qui, selon lui, vient accompagner le gouvernement dans ses efforts de lutte contre les VBG. Il a exhorté les participants à travailler en synergie pour réduire ces violences dans les communautés.
Selon les chargés du projet, éclairer les autorités municipales sur les conséquences des VBG sur le développement de leurs communes, c’est les amener à prendre désormais en compte la lutte contre les violences basées sur le genre dans leur plan d’action et budgétisation et à élargir les réflexions sur les questions d’appui et de mécanisme de prise en charge et suivi des victimes dans la Binah.
ATOP/AK/MEK






