
Pagouda, 24 mai (ATOP) – Les autorités communales de la préfecture de la Binah ont été appelées à intégrer la lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) dans leurs plans de développement et budgets d’investissement, lors d’un atelier, le vendredi 23 mai à Pagouda.
La rencontre a été organisée par WILDAF-Togo dans le cadre du projet de Promotion et de protection des droits et égalités (PPDE) de genre au Togo, financé par l’Union européenne. Elle a regroupé les représentants des Organisations de la société civile (OSC), ceux du comité de la Carte communautaire de performance (CCP), les partenaires de prise en charge des cas de VBG, ainsi que les autorités municipales.
L’objectif est d’instaurer un dialogue entre les OSC et autorités des deux communes afin de rappeler à ces dernières, la prise en compte des VBG dans leurs plans de développement et budgets d’investissement. Il s’agit concrètement d’échanger avec ces autorités sur les conséquences des VBG dans le développement local et l’intérêt de prendre en compte les VBG dans leurs lignes budgétaires.
Les échanges ont permis aux participants d’apprécier l’état d’avancement du projet PPDE, du processus de budgétisation des différentes communes et d’examiner les contours de la prise en compte des VBG dans les budgets communaux et l’impact des engagements pris en décembre passé, sur les plans d’action des différentes communes. Ils ont été éclairés sur le genre transformationnel et les stratégies de mobilisation des ressources financières pour la prise en charge et suivi des victimes des VBG. Ils ont, en outre, partagé des expériences sur la méthodologie de mobilisation des ressources des communes et l’imprégnation du protocole de l’appui aux victimes des VBG au niveau des centre hospitaliers préfectoraux.
Le chargé de renforcement de capacités plaidoyers à WILDAF-Togo, Tchein Fankéba a souligné que la budgétisation sensible au genre est une question de développement. Il est nécessaire, a-t-il dit, d’accompagner ces initiatives invitant les communes à honorer les engagements pris.
Le chargé de projet à Wildaf-Togo, Tchakpi Ayouba a fait savoir que ce projet de trois ans, est dans sa dernière année d’exécution, et qu’il y a encore des activités à réaliser suivant le plan d’action défini. Il s’agit, notamment a-t-il précisé, des activités de coaching, de sensibilisation des directions préfectorales de l’action sociale sur les VBG, de suivi des CCP, ainsi que la prise en charge des victimes, leur réinsertion socioprofessionnelle et l’accompagnement des groupement féminins FAFawa.
Le maire de la commune Binah 1, Bamazé Tchao Henri a salué les organisateurs pour la mise en œuvre de ce projet dans la Binah et réaffirmé leur volonté à le soutenir.
Un comité de suivi présidé par Mme Louka Mahiwa a été mis en place pour veiller à la prise en compte du genre dans les budgets et le plan d’actions des communes.
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