
Blitta-gare, 20 juin (ATOP) – Les vingt-et-un cantons de la préfecture de Blitta ont célébré la journée de l’enfant africain le mardi 18 juin à Pagala-Gare. C’était à travers une caravane et un meeting de sensibilisation organisés dans la commune de Blitta 1.
L’évènement, célébré chaque 16 juin, s’est focalisé cette année sur « L’éducation pour tous les enfants en Afrique : l’heure est venue ». C’est une initiative de l’ONG Défis et développement (2D), portée par les cantons, avec le soutien financier de Plan International Togo.
La célébration s’inscrit dans le cadre du projet « Promotion des droits des enfants et jeunes dans la préfecture de Blitta ». Elle vise à promouvoir une éducation durable et inclusive dans les différentes communautés.
Les caravaniers ont sillonné les principales artères du canton de Pagala-gare avant de chuter au lycée de la localité pour une rencontre de sensibilisation de la population sur le thème. Celui-ci est développé par le directeur préfectoral de l’Action sociale, Kpanéké Donkor. Il a souligné les bienfaits de l’éducation pour l’enfant, sa famille, sa communauté et son pays. La présentation est suivie de sketches permettant de mieux faire passer les messages.
Le directeur exécutif de l’ONG 2D, Tchirou-Gbèlè Bassirou a déclaré que sa structure et ses partenaires entendent, par cette commémoration, accompagner le gouvernement dans sa lutte pour la protection des enfants. Il a exhorté les uns et les autres à plus d’engagement dans le respect des droits de l’enfant.
Le superviseur de zone du projet susmentionné, Toulassi Gnédji a relevé que cette célébration est pour Plan International Togo, une occasion d’appeler les parents, les leaders communautaires et religieux à engager des actions courageuses et concrètes en faveur de l’éducation des enfants, surtout les filles. « Les enfants commencent bien les classes mais n’arrivent pas à bout. 48% de filles n’arrivent pas à terminer leurs études pour prétendre demain être des grandes personnalités pour aider la communauté dans son évolution, d’où l’urgence d’agir pour remédier à cette situation », a-t-il expliqué.
Le préfet de Blitta Batossa Boukari a déploré la traite et le trafic des enfants qui sévissent encore dans sa préfecture malgré les dispositions étatiques visant le respect des droits de l’enfant au Togo. Il a appelé ses administrés à s’investir davantage dans la lutte contre ce phénomène pour l’épanouissement des enfants.
« A travers cette journée, j’ai retenu que l’éducation est primordiale pour nous-mêmes, nos parents et la nation. Elle nous permet de devenir des adultes responsables et indépendants pour l’évolution du pays », a témoigné Mlle Sétou Priska, une apprenante.
ATOP/SF/MEK






