
Blitta-Gare, 24 sept. (ATOP) – Un atelier bilan des deux phases d’extension du projet « Renforcement de la société civile pour la lutte contre les violences de genre au Togo » s’est tenu, le mardi 23 septembre à Blitta-Gare, pour le compte de la préfecture de Blitta.
Cet atelier est organisé par l’ONG Défis et développement (2D), partenaire d’exécution du projet dans la préfecture, en collaboration avec Plan international Togo. Il a permis d’examiner les réalisations faites de juillet à décembre 2024 et de janvier à septembre 2025, de relever les défis et de tirer des leçons de ces deux périodes de mise en œuvre du projet. Il a aussi été question de relever les forces, les faiblesses et les difficultés rencontrées durant ces extensions intervenues à la veille de la fin initiale du financement du projet qui était prévu le 30 juin 2024.
Le projet a permis, entre autres, la mise en place des forums au niveau de l’éducation et de la chambre de métier afin de pérenniser les acquis et le suivi du plaidoyer des enfants et jeunes des communes. Cette initiative a aussi favorisé le renforcement des capacités des mécanismes communautaires de protection de l’enfant sur l’approche « EMPOWER ».
Les bénéficiaires ont témoigné des acquis de ces deux phases qui ont contribué notamment, à accroître leurs compétences dans la lutte contre les violences de genres, dans la prise de parole en public, à réduire les violences faites aux enfants, à l’augmentation des cas de dénonciation des auteurs de violences et à la réinsertion scolaires des filles-mères.
Plusieurs difficultés ont été relevée. Au nombre de celles-ci, la réticence de certains parents ou tuteurs à dénoncer les auteurs de violences et la persistance des normes, croyances et pratiques préjudiciable aux droits des enfants surtout des filles. L’insuffisance des ressources financières pour renforcer la lutte est également mentionné.
Il est recommandé aux services étatiques, entre autres, la poursuite de la vulgarisation de la loi 2022-020 portant protection des apprenants contre les violences à caractères sexuels dans les établissements et centres d’apprentissage. Les populations sont, quant à elle appelées à collaborer davantage avec les membres du cadre préfectoral de protection des enfants.
Le directeur du projet à Plan international Togo, Badjala Amouda a réitéré le soutien de leur institution aux acteurs impliqués pour l’atteinte des objectifs. Il a encouragé ceux-ci à maintenir la dynamique et leur engagement en faveur de la lutte contre les violences de genre.
Le vice-président de l’ONG 2D, Sansang Disamasso a, au nom du président du conseil administration, promis de prendre en compte et de veiller à la mise en œuvre des recommandations pour plus d’impact des actions de protection de l’enfant, de promotion du genre et de la non-violence dans la préfecture.
Les travaux ont été ouverts par le maire de la commune de Blitta 1, Dazimwaï Yao Bassambadi.
Le projet est exécuté avec l’appui financier de l’Agence suédoise de développement international (ASDI), à travers Plan suède. Il veut contribuer, aux côtés de l’Etat, pour éradiquer toutes les formes de violences en milieu scolaire, d’apprentissage et dans les familles.
ATOP/SF/MEK/BV






