
Blitta-gare, 6 mai (ATOP) – Le bureau préfectoral de l’Association pour la promotion de la médecine traditionnelle de Blitta (APMTB) a présenté aux différents acteurs, le bilan de ses activités, le vendredi 5 mai à Pagala-gare dans la commune de Blitta 1.
La rencontre a été une occasion pour les membres d’évaluer les progrès accomplis vers la réalisation des objectifs et des résultats obtenus par l’association. Elle a permis également de définir les changements qu’il faut opérer pour atteindre les résultats escomptés.
La séance a aussi été marquée par la sensibilisation des membres sur les maladies à potentielles épidémiques, ceci afin de renforcer le partenariat entre la médecine traditionnelle et celle moderne. Ils ont été instruits, notamment sur les cas de maladies à traiter à leur niveau et ceux à transférer au niveau de la médecine moderne.
Le bilan a été présenté par le secrétaire général de l’APMTB, Bakabima Tagbata. L’association a vu le jour en 2021 et obtenu son récépissé le 11 janvier 2023. Elle a un bureau préfectoral et des démembrements cantonaux et communaux. Comme activités, l’association a acheté un domaine d’un hectare à Agodéka dans le canton de Pagala-gare pour la mise en place d’un jardin botanique des plantes médicinales en 2022. Elle a participé avec une somme de 210 000 F CFA à l’organisation de l’assemblée générale de la Fédération nationale de la médecine traditionnelle du Togo à Lomé.
L’association a saisi l’occasion pour solliciter l’aide des autorités préfectorales pour la construction d’un centre de santé de la médecine traditionnelle dans le milieu, la mise en place d’un forage dans le domaine du jardin botanique à Agodéka et l’acquisition des plantes médicinales en disparition.
Le préfet de Blitta, Batossa Boukari a félicité les praticiens de la médecine traditionnelle pour leurs remarquables travaux et les a exhortés à une collaboration efficace avec les chercheurs et l’administration en vue d’une véritable valorisation de la médecine traditionnelle dans la préfecture.
Le président préfectoral de l’association, Hayibo Kodjo a salué cette initiative de collaboration entre les praticiens de la médecine traditionnelle et ceux de la médecine conventionnelle, dans le cadre de la prévention des maladies à potentiels épidémiques et riposte.
M. Kérim Abdel Azim, un praticien de la médecine traditionnelle a expliqué qu’il exerce ce métier depuis 5ans. « Dans la pratique quand je suis en face d’un patient qui dépasse mes compétences, je fais appel à d’autres membres de l’association ou au pire des cas je transfert le malade vert un centre de santé », a-t-il confié.
La rencontre a connu la présence du directeur préfectoral de la santé de Blitta, du président régional de l’association pour la médecine traditionnelle, Tchabodi Tchagbélé, des autorités traditionnelles et de nombreux tradithérapeutes de la préfecture.
ATOP/SF/MEK






