
Lomé, 25 sept. (ATOP) – Le roman « La Symphonie invisible. Pourquoi le génie se sent seul ? » de l’écrivain togolais M’Ba B. Samta, retenu comme livre du mois de septembre, a été au centre d’un café littéraire, le jeudi 24 septembre à Lomé.

Publié dans la collection « Cris de cœur », le roman de 146 pages, vient compléter la bibliographie de l’auteur, qui compte également « Mariage et maturité » et « Né d’une femme ». Dans son ouvrage, M’Ba Samta propose une autre lecture de la notion de génie. Il remet en question l’idée selon laquelle le génie serait l’apanage d’une catégorie particulière de personnes. Il défend plutôt l’idée que chaque individu possède un talent ou un potentiel qu’il peut développer et mettre au service de la communauté. « Tout le monde porte un talent qu’il peut travailler. Tout le monde a une petite note qu’il peut apporter à la symphonie du monde, de la communauté, pour contribuer au développement. Et en contribuant au développement de la communauté, il se développe lui-même de façon authentique », a-t-il expliqué.
L’écrivain présente également son ouvrage comme un livre de développement personnel, qui invite chacun à cultiver son authenticité plutôt qu’à se conformer aux modèles existants. Il souligne que chaque individu possède une singularité indispensable à l’harmonie du monde. Pour étayer sa réflexion, l’auteur s’appuie sur plusieurs figures historiques et artistiques, notamment Thomas Sankara, Emily Dickinson, Nikola Tesla et Vincent van Gogh. À travers leurs parcours, il évoque la fidélité aux valeurs, la persévérance, la prudence dans la valorisation de ses créations et les difficultés rencontrées par certains génies. Ces références lui permettent de lancer un appel à sa génération à faire preuve de courage, de persistance et de détermination dans la réalisation de ses aspirations.

Présentant l’ouvrage, la critique littéraire Dr Aylin Ayitey a souligné que cette œuvre dépasse le simple récit personnel pour devenir une invitation collective. Selon elle, l’auteur estime que le potentiel et le génie africains ne souffrent pas d’un manque d’idées ou de créativité, mais se heurtent souvent à un déficit d’audace, de persévérance et de confiance face au conformisme ambiant. Elle a ajouté que l’invisibilité ne doit pas être vécue comme une fatalité ou une défaite, mais comme une épreuve d’affirmation de soi, invitant chacun à cultiver et à protéger sa voix intérieure, même lorsqu’elle se distingue de celle de la majorité. La véritable valeur d’une vision, a-t-elle relevé, ne dépend pas des applaudissements immédiats, mais de la capacité à transformer la solitude temporaire en une force créatrice durable.
Né le 30 décembre 1984 à Siou, dans la préfecture de Doufelgou, région de la Kara, M’ba B. Samta, également connu sous le nom de Bilan-Ao M’ba Samta, est ingénieur en technologies de l’information. Il réside aux États-Unis et partage ses activités entre l’Afrique et l’Amérique.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la promotion de la littérature togolaise à travers l’initiative dénommée « Le livre du mois ». Elle vise à créer des conditions favorables au progrès et à la prospérité de la littérature togolaise, à faire connaître les écrivains du pays et à faire découvrir les œuvres produites au Togo.
ATOP/MD/AO






