
Lomé, 14 nov. (ATOP) – La commission de la CEDEAO a lancé, le vendredi 14 novembre à Lomé, la phase 2 du programme « Master panafricain en interprétation de conférence et traduction » (PAMCIT II).
Ce programme « constitue une réponse concrète à la demande croissante de traducteurs et d’interprètes qualifiés en Afrique de l’Ouest. Dans l’ensemble de nos institutions et de nos États membres, le besoin de professionnels compétents dans le domaine des langues s’est intensifié, parallèlement à l’expansion de notre programme d’intégration », a déclaré la vice-présidente de la CEDEAO, Mme Damtien Tchintchibidja.
Le PAMCIT II est le fruit d’une collaboration entre la CEDEAO, les Etats membres, la Task Force de l’IAMLADP (initiative de la Réunion annuelle internationale concernant les services linguistiques, la documentation et les publications) et les établissements d’enseignement supérieur partenaires à travers la région. Le programme offrira une formation spécialisée en interprétation de conférences, en traduction et en technologies modernes de la traduction, en gestion de la terminologie ainsi qu’en linguistique informatique.
Pour Mme Tchintchibidja, ce programme entend « constituer un vivier de professionnels hautement qualifiés et certifiés au niveau régional, capables de servir non seulement les institutions de la CEDEAO, mais également les secteurs public et privé dans leur ensemble ».
Sept universités africaines sont signataires du PAMCIT II. Parmi elles, quatre sont situées en Afrique de l’Ouest et proposent des formations en interprétation et en traduction dans des combinaisons linguistiques particulièrement recherchées dans la région. Il s’agit des universités Gaston-Berger de Saint-Louis au Sénégal ; université Jean-Piaget de Cape Vert ; université de Legon, Ghana ; université de Lomé au Togo ; université de Maputo au Mozambique ; université Buea au Cameroun et l’université de Nairobi au Kenya.
La vice-présidente a souhaité que le PAMCIT II devienne une « lumière qui alimente l’excellence dans notre région et un témoignage durable de la vision de la CEDEAO : celle d’une intégration fondée sur la communication, la compréhension mutuelle et la coopération entre les peuples ».
« Le PAMCIT vise à offrir une formation de qualité aux interprètes et traducteurs africains, afin de combler les lacunes croissantes observées dans le domaine linguistique », a expliqué Mme Olukemi Robinson-Atabuh, directrice des conférences et du protocole à la Commission de la CEDEAO. De 2010 à 2021, a-t-elle rappelé, le PAMCIT 1 a bénéficié du soutien des institutions des Nations Unies et de l’Union européenne. Après une brève interruption du programme, dit-t-elle, il est nécessaire que des institutions africaines prennent la direction de PAMCIT. C’est dans ce cadre que la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) a été désignée en 2023 pour présider le groupe de travail chargé de la mise en œuvre du PAMCIT II.
Au cours de la cérémonie, la Commission a remis des bourses d’études à des étudiants de l’université Gaston Berger du Sénégal et signé une convention d’assistance technique avec l’université de Lomé. Une communication sur la phase 2 du PAMCIT : Pertinence, partenariat et perspectives et le message du secrétaire adjoint des nations unies chargé du département de l’Assemblée générale et de la gestion des conférences, Movses Abelian ont meublé le programme agrémenté par des intermèdes du slameur Kaporal Wisdon.
À travers le PAMCIT II, la CEDEAO réaffirme sa conviction selon laquelle l’inclusion linguistique est au cœur de l’inclusion politique, et chaque espace linguistique contribue de manière essentielle à la construction d’une Communauté véritablement unie.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, entre autres, Dr George Agyekum Donkor, président de la BIDC, le chef bureau national de la CEDEAO au Togo, Lagnie Bambimle, ainsi que d’autres représentants de la Commission et des universités partenaires.
ATOP/AJA/DHK






