
Lomé, 3 juil. (ATOP) – Un atelier de lancement du « Readiness régional », un programme de préparation à l’accès au Fonds vert climat (FVC), a réuni, le lundi 3 juillet à Lomé, des acteurs clés des huit pays de l’Union économique monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Le programme Readiness est conçu en faveur des collectivités territoriales de l’Union. Il va aider les collectivités locales à s’approprier la manipulation du formulaire, renforcer leurs capacités institutionnelles et techniques pour la mise en œuvre des programmes et Contributions déterminées au niveau national (CDN) en matière de changements climatiques. Ce programme va aussi leur montrer comment elles sont affectées dans leurs différentes communautés. Il va aussi montrer aux collectivités locales comment elles peuvent transformer les difficultés en besoins, requêtes ou en projets pour aller chercher du financement auprès du FVC et d’autres mécanismes financiers. La finalité de Readiness est de permettre de régler les problèmes liés à la faible coordination.
Le présent atelier est à l’actif du ministère togolais en charge de l’Environnement, des Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique), de la Banque ouest africaine de développement et du FVC. Il a regroupé notamment les points focaux des huit pays de l’UEMOA, les présidents des associations des maires de ces pays ainsi que des représentants du Conseil des autorités locales de l’UEMOA, du Programme des nations unies pour le développement et de la Commission européenne.
L’objectif de l’atelier est de permettre aux délégués d’avoir une compréhension commune des enjeux et défis et s’organiser pour les relever dans les 24 mois prochains. Il est également question de rendre ces acteurs capables de mettre en place des portefeuilles de projets climat-énergie-biodiversité éligibles aux institutions de la finance climatique.
Les participants ont échangé sur la méthodologie du Readiness, les critères de sélection des territoires de ce programme. Ils ont planché également sur les secteurs éligibles aux financements verts et sur les critères d’investissement du FVC. L’assistance a été édifiée sur le rôle du CGLU Afrique et sur l’élaboration des notes conceptuelles.
Le secrétaire général du ministère togolais en charge de l’Environnement, Col. Dimizou Koffi Aoufoh a indiqué que les changements climatiques constituent une menace et un défi pour l’humanité toute entière. « L’ampleur des dégâts climatiques sur l’avenir de l’humanité, exige un nouveau partenariat universel autour du problème qui dépasse les contingences scientifiques et politiques. Les acteurs locaux de développement doivent apporter une part dans la réponse aux défis climatique par les actions qu’ils mènent au quotidien », a-t-il dit. Le Col. a émis le vœu que l’esprit de collaboration qui a permis au programme Readiness de voir le jour continue dans sa mise en œuvre.
Le secrétaire général de CGLU Afrique, Jean-Pierre Elong Mbassi a signifié que le climat doit être l’affaire de tous et non des spécialistes. Il a précisé qu’il faut de la détermination et du pragmatisme pour l’atteinte des objectifs de ce programme.
Le vice-président de la faitière des communes du Togo, Alexis Aquéréburu a affirmé que les changements climatiques préoccupent les collectivités territoriales. Il a exprimé sa gratitude aux partenaires techniques et financiers du programme Readiness qui leur permet d’intégrer progressivement les objectifs de la CDN dans leur planification.
ATOP/BV/BA






