
Lomé, 19 juin (ATOP) – Les ministres et chefs de délégation, des responsables des transports et de l’aviation de l’Union africaine (UA) ont réaffirmé leur engagement à libéraliser le secteur aérien et à lever les barrières à la libre circulation. C’est ce qui est sorti de la déclaration issue des travaux de la 1ère Convention et Exposition africaines du transport aérien qui ont pris fin le vendredi 19 juin à Lomé.
Débuté le lundi dernier, autour du thème « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien », cette convention a été organisé par la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC) sous le haut patronage du gouvernement togolais. Elle a permis à plus de 900 participants issus de l’ensemble du continent et des partenaires internationaux de prendre des engagements visant à accélérer la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA) et à renforcer l’intégration du secteur aérien à l’échelle continentale.

Les travaux et activités inscrits au programme s’articulent autour des thématiques consacrées à l’intégration du marché aérien africain, au développement du fret et des corridors aériens, aux investissements et infrastructures, à l’innovation technologique ainsi qu’au renforcement des partenariats. Les discussions ont aussi porté sur l’amélioration de la connectivité entre les pays africains, la réduction des coûts du transport aérien, le financement des infrastructures, la transformation numérique du secteur et la promotion de carburants d’aviation plus durables, en lien avec les objectifs de l’Agenda 2063 de l’UA et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Ce rendez-continental de cinq jours a, également, permis aux participants de formuler des résolutions et recommandations inscrites dans une déclaration dite « Déclaration de Lomé » débouchant sur plusieurs avancées concrètes, notamment la mise en place de nouveaux mécanismes de coopération et d’investissement pour soutenir le MUTAA plus compétitif et mieux intégré. Elles visent à aussi promouvoir le développement d’un transport aérien accessible, connecté, abordable et durable en Afrique.

En clôturant les travaux, le ministre en charge des Transports, Komla Loukou-Kadjé, représentant le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a salué la qualité des échanges, la richesse des contributions et l’esprit de coopération qui a prévalu tout au long des discussions. « Nous avons partagé nos expériences, examiné les défis auxquels notre secteur est confronté et identifié des pistes d’action communes pour bâtir un système de transport aérien plus sûr, plus efficace, plus durable et d’avantage intégré au service du développement de notre continent », a-t-il indiqué. Le ministre Loukou-Kadjé a fait savoir que les conclusions et recommandations auxquelles ils sont parvenus « témoignent de notre volonté collective de faire du transport aérien un levier stratégique de croissance économique, d’intégration régionale et de rapprochement entre nos peuples ». Il a exprimé la reconnaissance de l’Etat togolais à tous les participants.
Le président de la CAFAC, Florent Serge Dzota a exprimé sa gratitude au Président du Conseil, « Champion du MUTAA », pour son leadership et son engagement constant en faveur du développement de l’aviation africaine et de l’intégration continentale. « Son message nous a rappelé l’urgence de transformer le MUTAA d’engagement politique en une réalité opérationnelle, et de bâtir un écosystème aéronautique africain plus solide et durable, au service du commerce et du développement économique », a-t-il rappelé.
Des résultats clés de cette convention
Le président du CAFAC poursuit que les discussions tenues lors des sessions ont couvert les priorités essentielles du secteur. « Nous avons examiné les moyens d’accélérer la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain, de réduire le coût du transport aérien, d’élargir la connectivité intra-africaine, de développer des corridors de fret aérien alignés sur les chaînes de valeur de la ZLECAf, de faciliter l’octroi des visas voire leur abolition, de mobiliser des investissements pour les infrastructures aéronautiques, de promouvoir la durabilité et des solutions énergétiques plus propres, de soutenir l’innovation et la technologie, ainsi que le renforcement du capital humain, notamment la participation des femmes et des jeunes dans l’aviation », a relevé le président du CAFAC. La validation de ces résultats, a-t-poursuivi, marque ainsi une étape importante. « Les conclusions de Lomé doivent nous guider au-delà de cette rencontre. Elles doivent se traduire en actions concrètes, en résultats mesurables et en un suivi institutionnel durable », a-t-il ajouté.
Les travaux avaient été ouverts par le Président du Conseil, Faure en présence du président de la République du Rwanda, Paul Kagamé et de l’ancien président du Nigéria, Olusegun Obasanjo.
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