
Lomé, 20 mai (ATOP) – Les travaux de l’atelier de clôture officielle du projet « Bonne gouvernance financière » (GFG) se sont déroulés, le mardi 19 mai à Lomé.
Financé à hauteur de 9,5 million d’euros (soit plus de 6,2 milliards de francs CFA) par la République fédérale d’Allemagne via la GIZ, ce projet phare arrive au terme de ses quatre années d’exécution en affichant un taux de performance exceptionnel.
La cérémonie a été co-présidée par le secrétaire général du ministère des Finances et du Budget, Akaya Kpobié et le chargé d’affaires de l’ambassade d’Allemagne au Togo, Johannes Klotz. Étaient également présents, des représentants de la Cour des comptes, de l’Office togolais des recettes (OTR), des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile.

Ce projet vise à accompagner l’amélioration de la gestion des finances publiques sur trois axes, à savoir : l’amélioration des réformes en matière de finances publiques, la mobilisation des ressources propres de l’État, et enfin, le renforcement des corps de contrôle.
Il ressort de la présentation du bilan : le rappel des constantes du projet ; les résultats clés enregistrés ; les bonnes pratiques ; les difficultés rencontrées, la capitalisation et pérennisation. Des séances de témoignage sur le déroulement des activités du projet ont également meublées la rencontre.
Le secrétaire général, Akaya Kpobié a salué les avancées structurelles majeures qui participent directement aux efforts du gouvernement pour consolider la soutenabilité budgétaire et l’autonomie financière du pays. « Les résultats obtenus par le projet GFG démontrent que les réformes des finances publiques ne se limitent pas à de simples ajustements techniques ou procéduraux. Elles constituent avant tout un levier stratégique de transformation de l’État, de consolidation de la confiance publique et surtout d’amélioration de la qualité des services publics délivrés aux citoyens », a déclaré M. Akaya.
Le secrétaire général a souligné avec satisfaction que l’évaluation du projet, menée selon les standards internationaux de l’OCDE, a attribué au GFG la note remarquable de 91 sur 100, illustrant la pertinence des actions menées et la rigueur de l’équipe de coordination. Il a indiqué qu’une mention spéciale a été décernée aux procédures innovantes et anticipées de passation des marchés publics qui ont permis d’accélérer l’exécution du projet.
Une transition vers le développement territorial intégré
Pour le chargé d’affaires de la République fédérale d’Allemagne, Johannes Klotz, cette clôture administrative dont les derniers réglages techniques s’étendront jusqu’au 30 juin prochain est avant tout un motif de célébration des acquis partagés. M. Klotz a réaffirmé l’engagement de Berlin à soutenir Lomé dans ses ambitions d’émergence, portées par la vision du Président du Conseil Faure Gnassingbé visant à « protéger, rassembler et transformer ».
Le diplomate allemand a annoncé qu’afin de pérenniser ces résultats, un nouveau programme axé sur le « Développement territorial intégré et la bonne gouvernance » a d’ores et déjà démarré. Ce nouveau projet d’envergure, a-t-il dit, cible prioritairement les régions des Savanes et de la Kara, avec pour ambition de rapprocher les fruits de la gouvernance financière des collectivités locales. M. Klotz a saisi cette tribune pour encourager le gouvernement togolais à parachever l’arsenal juridique lié aux nouvelles dispositions constitutionnelles, notamment les textes d’application concernant la Cour des comptes et la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), indispensables à la transparence locale.
Alors que le Togo amorce la formulation de sa nouvelle feuille de route stratégique pour la période 2026-2031, les acquis de ce quadriennat de réformes financières s’imposent comme un socle solide pour garantir la crédibilité macroéconomique du pays auprès des bailleurs de fonds internationaux.
ATOP/SED/KYA






