
Lomé, 17 oct. (ATOP) – Un atelier national du Hub pour les engrais et la santé des sols en Afrique de l’ouest et au Sahel se tient les 17 et 18 octobre à Lomé pour réfléchir sur comment rendre les sols plus fertiles afin de développer l’agriculture et promouvoir durablement la sécurité alimentaire sur le continent.

Cet atelier est l’actif du ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique villageoise et du Développement rural en collaboration avec l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) et « International Fertilizer Development Center » en français le Centre international de développement des engrais (IFDC). L’objectif est de clarifier le rôle et les missions du Hub régional ; identifier les besoins et les priorités et définir une feuille de route. Il s’agit aussi d’identifier des opportunités à court terme pour que le Hub régional puisse s’engager dans un appui technique aux initiatives en cours dans le domaine des engrais et de la santé des sols. Il est aussi question d’identifier les futurs investissements dans les domaines des engrais et de la santé des sols pour lesquels le Hub pourrait apporter un appui technique pour leur développement et/ou mise en œuvre et de mettre en évidence les domaines nécessitant un renforcement des capacités techniques au sein des instituts de recherche nationaux dans le domaine des engrais et de la santé des sols.
Les participants auront à plancher sur l’identification des opportunités d’engagement du Hub régional dans les initiatives liées aux engrais et à la santé des sols ; des besoins prioritaires de développement des capacités. Ils discuteront aussi de la priorisation des opportunités de soutien technique à fournir par le Hub et de développement de plan d’action spécifique pour les deux prochaines années.
Le secrétaire général du ministère en charge de l’Agriculture, Téziké Madadozi a indiqué que le développement de l’agriculture doit constituer un levier stratégique axé sur l’amélioration de la productivité agricole et étroitement lié à la santé des sols ainsi qu’à l’apport suffisant d’engrais minéraux et organiques. M. Téziké a souligné que cette rencontre est une opportunité unique de réunir les acteurs clés du secteur agricole, des chercheurs, des producteurs, des partenaires techniques et financiers, pour échanger sur les meilleures pratiques en matière de gestion durable des sols. « II nous permettra de définir ensemble des stratégies efficaces pour améliorer la fertilité de nos terres, accroître nos rendements agricoles et renforcer la résilience de nos systèmes alimentaires face aux changements climatiques », a dit la secrétaire général.
Le représentant de IITA, Dr. Bernard Vanlauwe a rappelé que la thématique de la fertilité des sols est au cœur des enjeux de la sécurité alimentaire et de la durabilité des systèmes agricoles. Les défis auxquels nous sommes confrontés, poursuit-il, sont nombreux et complexes, entre autres, la dégradation des sols, le changement climatique et la croissance démographique. « Il est donc plus que jamais nécessaire de renforcer nos actions collectives et de mutualiser nos expertises », a-t-il exigé.
Le directeur pays IFDC Bénin-Togo, Abalo Adodo a relevé que la dégradation des sols constitue un défi majeur pour l’agriculture. Le directeur a ajouté qu’elle réduit les rendements, menace la sécurité alimentaire et exacerbe les effets du changement climatique. Il a rappelé que L’IFDC a pour mission de contribuer à inverser cette tendance en développant et en diffusant des technologies et des pratiques agricoles durables, favorables à la santé des sols. M. Abalo a souligné que IFDC est prêt à mettre à disposition des acteurs de la chaîne de valeurs son expertise et les réseaux pour renforcer les capacités nationales en matière de recherche, développement et de vulgarisation. Il soutient que son institution est prête à favoriser l’accès aux intrants de qualité ; promouvoir des pratiques agricoles durables et soutenir le développement de marchés inclusifs pour les produits agricoles.
ATOP/SED/KYA






