
Lomé, 17 juin (ATOP) – La session ministérielle de la Convention et expositions africaines du transport aérien a approuvé, le mardi 16 juin à Lomé, la déclaration de politique ministérielle, dite « Déclaration de Lomé », pour marquer la fin de deux jours de discussions de haut niveau sur les défis et l’avenir du transport aérien en Afrique.
La déclaration est centrée sur le Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), qui demeure l’un des projets phares de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Ce marché est un instrument stratégique aérien unifié, libéralisé, compétitif, sûr, sécurisé et durable. La déclaration porte la promesse d’une meilleure connectivité entre les pays, d’un accès élargi au transport aérien, d’un soutien concret au commerce et au tourisme, et d’un renforcement des chaînes de valeur régionales. Le MUTAA est un complément naturel indispensable de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
D’après cette déclaration, les ministres, chefs de délégations, représentants de gouvernements des États membres de l’Union africaine (UA), des régulateurs, des compagnies aériennes, des gestionnaires d’aéroports, des investisseurs, des institutions de développement et des partenaires internationaux ont décidé de « passer de l’engagement renouvelé à la mise en œuvre effective ». Elle vise non seulement à renouveler les engagements pris mais aussi à accélérer leur mise en œuvre face aux restrictions d’accès au marché, aux questions de coûts élevés et de facilitations, aux goulots d’étranglement, aux déficits en matière de réglementation et aux contraintes financières que connait le secteur du transport aérien.
La déclaration stipule que la transformation du transport aérien africain doit désormais faire passer le MUTAA du stade de l’engagement politique à celui de la réalité opérationnelle, en rendant la connectivité aérienne plus accessible, abordable et compétitive, en mettant le transport aérien au service utile de l’Afrique à travers le fret, les corridors logistiques et les chaînes de valeur liées à la ZLECAf, et en bâtissant un écosystème aérien africain plus solide et plus durable, fondé sur les efforts futurs, les compétences, les systèmes numériques, la réglementation et la résilience.
La déclaration de Lomé évoque, entre autres, la réduction des coûts, la fluidité de la mobilité, la durabilité, l’innovation, le capital, et la sécurité.
Pour le ministre des Transports, du Développement des Pistes rurales, Komlan Loukou-Kadjé, cette déclaration est une « promesse d’une meilleure connectivité entre nos pays, d’un accès élargi au transport aérien, d’un soutien concret au commerce et au tourisme, et d’un renforcement des chaînes de valeur régionales ». Pour la transformer en actions concrètes, dit-il, trois engagements sont nécessaires. L’engagement collectif à accélérer la mise en œuvre du MUTAA, le lancement de solidarité pour la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC) pour la période 2026-2028 ainsi que le renforcement de la CAFAC et la consolidation de son financement.
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