
Guérin-Kouka, 8 sept. (ATOP)- Les festivités marquant la 59e édition de D’pontre-N’nidak (fête des ignames) des peuples Bassar et Konkomba dans les communes Dankpen 3, 2 et 1 se sont poursuivies le jeudi 7 septembre à Katchamba, un canton de de Dankpen 1. L’apothéose de cette fête est attendue ce samedi 9 septembre à Bassar.
Les temps forts des manifestations dans les communes sont, entre autres, le son du cor, les cérémonies de libation, la sortie officielle des chefs traditionnelles, les prestations des différents groupes folkloriques et des artistes locaux ainsi que la remise de prix (maillots, ballons…) aux équipes de football.
Placée sous le thème « D’pontre-N’nidak, vecteur de cohésion des filles et fils de grand Bassar pour un développement inclusif », cette manifestation a démarré le samedi 2 septembre dans les chefs-lieux des cantons de Nawaré, (commune 3), Natchiboré, (commune 2) et de Katchamba, (commune 1). Ces manifestations, selon les organisateurs visent à égailler et entretenir l’ambiance festive dans les quartiers, villages et cantons de la préfecture avant l’apothéose à Bassar.
D’pontre-N’nidak, un moment de retrouvailles
D’pontre en Bassar et N’nidak en Konkomba qui signifie goûter à une nouvelle chose, est une occasion pour ces deux peuples de remercier Dieu et les mânes des ancêtres pour la nouvelle moisson, c’est aussi un moment de retrouvailles, de fraternité, d’amour, de paix et de cohésion sociale.
Le préfet de Dankpen, le chef d’escadron, Gnakou Alowegnim a félicité le comité d’organisation et toute la population pour la grande mobilisation en vue de donner un éclat particulier à cet événement.
Faisant l’historique de la fête N’nidak en pays Konkomba, les présidents du comité d’organisation national et local respectivement MM. Ougane Abalo et Tagone Bonaventure ont expliqué que la culture de l’igname suit plusieurs étapes et la dernière étape est l’entretien du champ pour avoir une bonne récolte. Selon eux, ce processus se déroule environ douze mois. Ils ont indiqué qu’une fois l’igname prête, le paysan se rappelle et prouve sa gratitude à Dieu et aux mânes des ancêtres en leur offrant les tout premiers produits de cette denrée et fait des rituels avec des poules, pintades, ovins en guise de remerciement pour la réussite de la moisson. C’est ce rituel exécuté annuellement que le peuple Konkomba a baptisé N’nidak, ont-ils précisé.
MM. Ougane et Tagone ont par ailleurs expliqué que ces deux peuples unis par la langue, l’histoire et la tradition ont décidé à un moment de leur histoire de célébrer ensemble cette fête dans un esprit de solidarité, d’union et de fraternité.
En prélude à ces manifestations, des offices religieux (catholique, protestant) et une prière musulmane ont été organisés dans la préfecture pour un bon déroulement de cette fête.
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