
Lomé, 31 juil. (ATOP) – Mmes Estelle Agbegninou et Yassira Adam ont été retenues pour représenter le Togo au concours international Clap Ivoire à Abidjan en Coté d’Ivoire en septembre prochain, lors de la 7è édition de la semaine nationale du cinéma togolais (SNCT) tenu du 22 au 29 juillet au Canal Olympia Godopé de Lomé. La cérémonie de clôture de l’événement a été marquée par la présentation du bilan de l’édition, la proclamation des concours et la remise des prix.


Les lauréates ont été sacrées meilleures dans la session Clap Ivoire pour respectivement pour le film fiction «Djeyna» et le film documentaire «Petit bricoleur». Elles ont chacune reçu une enveloppe de 1 million de FCFA, un trophée et un tableau. Le jury de Clap Ivoire présidé par Marcellin Bosso, s’est basé sur les critères d’honnêteté d’image, de son, d’originalité, le message véhiculé, le décor et l’habillement des acteurs.
Dans la session long métrage fiction, documentaire et animation, c’est Steven AF qui remporte le premier prix avec son film «Coup de grâce». Il a reçu une enveloppe de 1.500.000 FCFA, un trophée et un tableau. Le prix de la meilleure fiction dans la session court métrage (fiction et documentaire), est attribué au film «Un ticket pour l’Europe» de Koami Matthieu Apla et celui du documentaire est allé au film «Appart’Mer» de Justin Kpatcha.
D’autres prix spéciaux ont été décernés, notamment du meilleur son (200.000FCFA); de la meilleure image (200.000FCFA) et de la meilleure animation (500.000FCFA).
La 7e édition de la SNCT et organisée par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNCIA) à travers le ministère en charge de la Culture en partenariat avec Canal + et Banque of Africa (BOA). Elle a débuté le 22 juillet dernier en présence du Niger, comme pays invité d’honneur. Le thème de l’édition est : « Contribution des cinéastes au processus de réforme du cinéma et de l’audiovisuel togolais ». La SNCT a pour objectif de promouvoir et renforcer le cinéma et l’art togolais pour sa visibilité aux plans national et international.
Le bilan de la SNCT 2023 a été présenté par le président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNCIA), Koutoum Essohanam. Il ressort que deux ateliers ont été organisés à l’endroit de 22 cinéastes. Le premier porte sur « l’écriture d’un film en adaptation de roman» et le second sur «la technique de montage d’un plan d’affaires». Quatre masters class ont été aussi réalisés. Les thématiques développées sont: « pont entre l’animation et la prise de vue réelle » ; «le documentaire de création» ; « la production et la diffusion » ; « l’organisation d’évènement culturel ».
Concernant le marché des œuvres cinématographiques et audiovisuelles, le président de CNCIA a indiqué que trente stands ont été mis à la disposition des producteurs de films et de séries, des promoteurs de festivals et des écoles de cinéma et des artisanats d’art. Il a invoqué le soutien multiforme des partenaires à l’instar de Canal plus et de la Banque Of Africa (BOA) pour la promotion des œuvres cinématographiques et la journée dédiée au Niger, invité d’honneur qui a marqué son passage par un défilé en costume traditionnel des différentes ethnies du pays, la projection de films (5 films en hors compétition) et la dégustation des mets nigériens. M. Koutoum a précisé que 50 films ont été projetés dont 19 films pour Clap Ivoire et une plage de projection de films en hommage aux cinéastes décédés.
Le directeur de cabinet du ministre de la Culture et du Tourisme, Kpaye Koffi Bakayota a indiqué que la SNCT a permis aux cinéastes d’avoir un espace d’expression plus visible dans une dynamique de professionnalisme irréversible. « Nous les encourageons à laisser libre cours à leurs potentiels de créativité tout en proscrivant les scènes obscènes, impudiques ou tout scénario de nature à porter atteinte aux bonnes mœurs, à nos cultures. Ils l’auront compris, ils ont une lourde responsabilité dans la distraction, l’éducation, la conscientisation et la sensibilisation de la société», a-t-il dit.
Mme Estelle Agbegninou a signalé que le film «Djeyna» est un court métrage de 13 minutes qui parle de l’éducation sexuelle de la jeune fille qui n’est coutume à la société africaine. Pour elle, ce manque d’éducation sexuelle est la cause de la dépravation, des grossesses non désirées et des avortements clandestins causant souvent des pertes en vies humaines.
Pour M. Steven AF, ces prix décernés vont aider les cinéastes à produire plus de films de qualité. Il a indiqué que le film «Coup de grâce» traite de la politique, des sujets d’actualité en Afrique et de l’ambition démesurée pour la quête du pouvoir.
ATOP/SED/CA






