
Kpalimé, 10 oct. (ATOP) – Huit artistes plasticiens venus du Bénin, du Burkina-Faso et du Togo ont bouclé neuf jours d’activités de recherche, de création, d’environnement écologique, de partage de travaux et d’expériences dénommées « résidence artistique », le dimanche 8 octobre à Kpimé-Séva, à 8 km au nord-ouest de Kpalimé,
Démarrée le 30 septembre dernier, cette rencontre est organisée par le centre Espace culturel Kékéli en collaboration avec les associations Cascad-Togo et l’Ombre du Baobab. L’objectif est de sensibiliser la population sur la protection de l’environnement et la gestion des déchets. C’est aussi une occasion pour ces artistes de se retrouver et s’exprimer à travers leurs œuvres d’arts. Il s’est agi, en outre, de faire de l’espace Kékéli, un lieu de promotion de la culture en général et de l’art plastique en particulier afin d’accompagner les artistes plasticiens émergents.
Pendant les neuf jours, ces artistes ont créé des tableaux, des toiles et des objets d’arts à base de matériels recyclés dans la rue, notamment des pneus usagés, des bouteilles, des sachets d’eau minérale, des chaussures usagées et mégots de cigarette. Ils ont aussi travaillé sur la thématique écologique, leur donnant l’opportunité de faire la promotion de l’art plastique dans la localité de Kpimé-Séva.
Le Togolais Kunakey Vincent, artiste sculpteur a travaillé avec des pneus recyclés et des capsules de boisson pour fabriquer des fauteuils et un tableau. Le tableau, réalisé avec des capsules, illustre deux femmes avec un portrait reflétant le paysage. Les pneus et les cordes ont servi à fabriquer les fauteuils.
Bombaro Zinzin, artiste plasticien béninois, a utilisé des bics recyclés pour fabriquer un collier et un tableau d’art. L’artiste plasticien Palenfo Sie Aka Sie Décor et Deris Deris, du Burkina-Faso, ont réalisé des fresques sur des murs avec des teintures naturelles.
Kwavedjie Patrick, artiste plasticien pluridisciplinaire graffeur togolais, a travaillé sur des roches, tandis que Nyamle Ayélé Annick Orrely du Togo, (seule femme du groupe) a réalisé deux toiles baptisées « Harmonie fragile » et « Dame sainte nature » ainsi qu’une œuvre représentant une personne jouant un tamtam.
Le chargé de l’organisation des activités culturelles du centre Kékéli, Sankara Agboka a invité les artistes à s’engager dans la lutte contre la dégradation de l’environnement. Il a également remercié le promoteur de l’espace Kékéli qui a permis d’organiser cette résidence. Le chargé à l’organisation a aussi exprimé sa reconnaissance aux associations Cascad-Togo et l’Ombre du Baobab ainsi qu’aux artistes ayant participé à l’événement.
ATOP/AYH/MEK






