
Sotouboua, 2 mars (ATOP) – La première édition de la danse « Bina », un patrimoine culturel du peuple Nawda de Doufelgou, a été célébrée, le samedi 28 février à Sotouboua.
Cette danse traditionnelle est organisée par la Communauté des Nawda à Sotouboua (CONASOT). Elle vise à promouvoir la culture Nawda, renforcer les liens communautaires et faire découvrir ce patrimoine ancestral aux jeunes nés à Sotouboua. C’est aussi l’occasion pour les Nawda de remercier Dieu et les mânes des ancêtres pour leurs bienfaits.
Au cours de cette danse qui s’exécute lors des fêtes ou cérémonies importantes, l’ambiance était chaleureuse et conviviale. Les prestations ont été rythmées par des instruments traditionnels tels que tambours, gongs, flûtes et percussions locales. Les danseurs et danseuses, vêtus de chemises, pagnes et d’ornements colorés pour les uns et pour d’autres torses nus, les corps enduits d’huile de noix de palme, ont démontrer cette danse aux jeunes générations. Parmi ces moments forts, plusieurs séquences ont symbolisé également des thèmes forts de la culture Nawda notamment, l’accueil, l’allégresse, le courage mais aussi le respect des ancêtres et des normes communautaires.
Le patriarche des Nawda à Sotouboua, Mafaïpja Alain, a relevé que « la danse Bina n’est pas seulement un art, mais c’est l’expression d’une mémoire vivante. Elle raconte l’histoire du peuple Nawda tout en renforçant les liens sociaux ». Il a fait savoir que cette danse occupe une place importance dans les cérémonies de mariages, les festivités agricoles et les rites communautaires. Elle joue aussi un rôle essentiel dans la cohésion sociale, le vivre ensemble et le brassage ethnique. M. Mafaïpja a invité les jeunes à la vivre, à la transmettre et à être fiers de leurs racines.
Le président du comité d’organisation, Akakpo Nyagoulamba a fait comprendre que cette célébration vient valoriser et revitaliser la danse Bina, qui malgré son importance culturelle, fait aujourd’hui face à des défis liés à la modernisation et à l’attraction des jeunes générations vers d’autres formes de divertissement. « C’est pourquoi, les autorités culturelles Nawda présentes à Sotouboua ont organisé cette danse pour exhorter les jeunes à s’approprier cette tradition afin de permettre sa pérennisation », a-t-il ajouté.
Des chefs coutumiers, des représentants politiques locaux ainsi que des jeunes résidents à Sotouboua ont souligné la nécessité de préserver les cultures ancestrales dans l’intérêt des générations présentes et futures.
ATOP/BTP/MEK/BA






