
Lomé, 3 fév. (ATOP) – L’Association des Femmes de la Kozah à Lomé (AFKL) a organisé une danse Kamou, le 2 février à Lomé pour marquer la commémoration du retour triomphal de feu président Gnassingbé Eyadema, Père de la nation.
Cette danse Kamou a été initiée pour se souvenir de ce jour où les femmes de la Kozah et d’autres se sont réunies pour danser Kamou et chanter pour glorifier et magnifier Dieu d’avoir sorti feu président Eyadema indemne de l’attentat. En pays Kabyè, la danse Kamou s’exécute après avoir remporté une bataille ou une sortie victorieuse, ou après les bonnes récoltes en fin d’année ou lors des funérailles d’un vieillard ou une veille.
Les danseurs dans leurs accoutrements de circonstance, aux sons de plusieurs instruments de musique à savoir : le Tam-tam, la flute, le cor, l’harmonica, la castagnette et autres ont tenu en haleine le public pendant plus de deux heures. La plupart se sont couverts de poudre de couleur blanche. Ils ont tous dansé aux rythmes des sons croisés. Outre, le Kamou, les danseurs ont exécuté également la danse « Soo », une danse exécutée lors des funérailles.
Pour la secrétaire générale de l’AFKL, Mme Banawaï Elisabeth, c’était une guerre que le père de la nation avait gagné. « On ne peut pas oublier ce jour-là. Quand bien même il n’est plus, on continue puisse que c’est lui qui a lutté pour la paix et l’économie togolaise. Nous voulons que nos enfants et petits-fils continuent de célébrer cette date », a-t-elle dit. Elle a souligné qu’elles veulent respecter ce que feu président Eyadema leur a recommandé de son vivant ; « Si un jour je ne suis plus ne laissez pas cette cérémonie, continuez et ceux qui viendront après nous comprendront pourquoi ce jour a été instauré ».
Le 02 février 1974, c’est la date à laquelle feu Général Gnassingbé Eyadéma a effectué son retour triomphal à Lomé par voie terrestre, après avoir échappé à un accident d’avion, dans la préfecture de la Kozah, le 24 janvier 1974 à Sarakawa, où il se rendait dans son village natal à Pya. A son retour, à Lomé tout comme dans toutes les villes où son cortège eut à traverser, le père de nation fut vivement accueilli dans un bain de foule, animée de joie de le retrouver vivant.
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